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La presse du 8 au 14 mai 2005

puce_little_metal_01 Eglises chrétiennes ont juste quelques "regrets"

Le Monde | 14.05.05 Xavier Ternisien
Article paru dans l'édition du 15.05.05

L'épiscopat ne se battra pas pour le lundi de Pentecôte. La raison est très simple : il ne s'agit pas, à proprement parler, d'une fête religieuse. Le dimanche de la Pentecôte est, lui, l'une des principales célébrations du calendrier liturgique. Les chrétiens commémorent ce jour-là la descente du Saint-Esprit sur les apôtres et la Vierge Marie, réunis en prière après la mort et la résurrection de Jésus. Le mot "pentecôte" vient du grec pentecostè, qui signifie "cinquantième" , puisque cette fête a lieu cinquante jours après Pâques, la fête de la résurrection du Christ.
 
Du côté des pouvoirs publics, le concordat de 1801, signé entre Bonaparte et le pape Pie VII, avait retenu seulement quatre "fêtes d'obligation" chômées : Noël, l'Ascension, l'Assomption et la Toussaint, soit une par saison. Les autres grandes fêtes du calendrier chrétien, comme Pâques, tombent un dimanche.

Cependant, les fidèles ont conservé la tradition de ne pas travailler le lundi qui suit Pâques et celui qui suit la Pentecôte. Cet usage a été entériné par la IIIe République. La loi du 8 mars 1886 indique que ces deux lundis seront chômés. La loi de séparation des Eglises et de l'Etat, du 9 décembre 1905, n'a pas remis en cause cette disposition.


"MOMENT PRIVILÉGIÉ"
L'épiscopat n'est pas hostile à la suppression d'un jour férié. A plusieurs reprises, le président de la Conférence des évêques de France a souligné que l'Eglise catholique ne voulait pas "se dérober à un devoir de solidarité nationale envers les personnes dépendantes" . Mais Mgr Jean-Pierre Ricard émet des "regrets" sur le choix du lundi de Pentecôte. Pour deux raisons. Ce long week-end était "un moment privilégié où ont lieu bien des pèlerinages nationaux et locaux, des fêtes diocésaines, de grands rassemblements de jeunes" .

On souligne aussi, à la Conférence des évêques de France, que le lundi de Pentecôte était mis à profit par bon nombre de familles pour se retrouver et favorisait "le lien social" .

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France, a adopté une position similaire, dans un communiqué : "Le lundi de Pentecôte n'est pas une fête chrétienne, aussi le gouvernement a-t-il pleine liberté de faire ce que bon lui semble. Nous aurions préféré une autre date, moins printanière. Le lundi de Pentecôte est souvent utilisé pour des rassemblements d'Eglises en plein air. Notre principale préoccupation est que les recettes escomptées soient véritablement affectées aux personnes dépendantes."

 

 

puce_little_metal_01Trafic aérien : de grosses perturbations lundi

Les Nouvelles Calédoniennes, 14/05/05 XS

50 % des vols domestiques et internationaux seront annulés à partir de dimanche 19 heures jusqu’à mardi 7 heures.

Ces grosses perturbations du trafic sont liées à une grève des contrôleurs aériens de Tontouta et de Magenta qui répercutent en Nouvelle-Calédonie un mouvement national des fonctionnaires d’Etat. Ces derniers protestent contre la « journée de solidarité » décrétée par le gouvernement français qui les oblige à travailler le lundi de Pentecôte. Un service minimum a été instauré par le haut-commissariat mais de nombreux vols seront annulés.

- A Magenta
Les vols pour Lifou programmés lundi à 6 heures et 7h15 ainsi que les vols pour Maré prévus à 6h15 et 7h25 ont été annulés. Il n’y aura pas non plus de rotations vers Touho, Koné et Tiga. Les personnes qui devaient voyager sur ces vols doivent se renseigner auprès de l’escale concernée ou au 25 21 77 ou encore au 25 03 81.
Le trafic domestique redeviendra normal dès mardi matin.

- A Tontouta
La rotation sur Port-Vila ne pourra pas être assurée lundi par Air Calédonie. Le vol QFA091/ACI149 en provenance de Sydney puis le vol QFA092/ACI148 à destination de Sydney ont eux aussi été annulés. Les passagers concernés sont invités à contacter l’agence commerciale d’Aircalin au 35 15 80.
Les passagers pour la métropole seront beaucoup plus chanceux. Les rotations vers Paris, via Osaka ou Tokyo, seront assurées normalement par AIrcalin et Air France.

 

 

puce_little_metal_01Catherine Vautrin : «Avec le temps, la mesure s'imposera»

Le Figaro, 14/05*2005 - Propos recueillis par Claire Bommelaer

LE FIGARO. – Un sondage, publié hier, montre que 68% des Français sont contre la suppression du lundi de Pentecôte férié et qu'ils approuvent les grèves. Êtes-vous surprise par ce pourcentage ?

Catherine VAUTRIN. – Il y a un amalgame, entretenu par les syndicats, entre des revendications sur le pouvoir d'achat, le maintien des 35 heures ou les enjeux du référendum. Mais les Français ne doivent pas s'y tromper. Il y aura 500 000 personnes de plus de 85 ans en plus d'ici cinq ans. Le grand vieillissement et la façon de le prendre en compte est une vraie question. Elle nécessite des moyens supplémentaires, des lits médicalisés en maison de retraite, des aides nouvelles pour les handicapés. Nous devons rappeler tout cela, sans relâche.

Lorsqu'on donne des arguments sérieux, les gens finissent par être d'accord avec notre mesure. Avec le temps, elle s'imposera. Même si des aménagements seront sans doute possible dans la façon de l'organiser.

Les écoles risquent aussi d'être fermées, certains parents vont faire faire l'école buissonnière à leurs enfants. Pourtant, vous comptiez sur l'Education nationale pour jouer un rôle moteur dans cette journée...

Des établissements scolaires et des cantines devraient en effet tourner au ralenti : je le regrette. Je crains par ailleurs l'attitude laxiste des parents. Ils prennent de plus en plus de liberté avec les institutions scolaires et n'envoient pas leurs enfants à l'école quand cela ne les arrangent pas : c'est un travers de la société de consommation et de loisirs. Le 16 mai, l'école est obligatoire.

Cette cacophonie met-elle en péril votre plan dépendance ?

Quand on est républicain, on se doit d'appliquer la loi. Il ne faut pas oublier que les textes donnaient le choix du jour travaillé. Une partie des collectivités territoriales a donc opté pour la suppression d'une journée de RTT. Mais une poignée d'entreprises a préféré passer outre et ne rien changer. D'un strict point de vue financier, cela ne modifie pas notre plan dépendance. Les employeurs privés versent la taxe de 0,3% depuis juillet 2004. S'ils ne font pas travailler leurs salariés un jour de plus, ils perdent en compétitivité. C'est leur décision. Mais il leur sera plus difficile, par la suite, de dénoncer un excès de prélèvements obligatoires...

 

 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte : travaillé ou chômé ?

France 3, 14/05/2005

Quelle sera la nature de cette journée, jadis fériée, aujourd'hui travaillée, dans un souci d'effort de solidarité ?

La question surgit à l'esprit de tout le monde qu'en à cette journée. L'imbroglio est évident, imaginez ce scénario : votre enfant doit aller à l'école, logique ! Mais les syndicats appellent à faire grève. Certaines écoles seront ouvertes, mais des cantines n'assureront pas le service.

Vous sollicitez un voisin pour récupérer votre enfant, il prendra un taxi, celui-ci appliquera les tarifs de dimanche et jours fériés. Vous avez besoin de consulter le médecin, ce dernier peut, selon son syndicat référent, décider d'appliquer les tarifs du week-end, mais votre caisse de Sécurité Sociale appliquera le barême d'un jour ouvrable. Dans les secteurs publics, l'essentiel des syndicats a appelé leurs adhérents et sympathisants à faire grève, les préavis ont été déposés en temps et en heure. Ceux qui ne désirent ou ne peuvent pas perdre l'équivalent salaire d'une journée, ont opté pour la prise d'une journée de repos ou de RTT. Dans le secteur privé, les employeurs se conforment plus facilement à la nouvelle législation, le Lundi de Pentecôte n'est plus un jour chômé, même si le Code du Travail l'inscrit, encore, dans les jours fériés.

 

 

puce_little_metal_01Pentecôte: 55% des Français ne vont pas travailler

France 2, 14/5/05

55% des Français déclarent qu'ils ne vont pas travailler le lundi de Pentecôte 44% disent au contraire qu'ils travailleront, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France.

Sur un total de 55% qui chômeront lundi, 28% disent qu'ils seront "en congé ou en RTT", 13% précisent que leur entreprise sera fermée et 14% qu'ils seront en grève.

Il n'y a guère de différence entre salariés du privé et du public dans les intentions : 56% des salariés du privé et 55% de ceux du public ne travailleront pas. Dans le privé comme dans le public, ils seront 28% à poser une journée de congé ou de RTT.

En revanche, les salariés du public seront deux fois plus nombreux (20% contre 10%) à faire grève. Les entreprises seront fermées pour 18% des salariés du privé et pour 7% du public.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 12 au 13 mai auprès d'un échantillon de 1.016 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus.
 
Qui fait grève ? 
La CGT appelle à faire du 16 mai une journée de revendication avec des arrêts de travail, FO à des arrêts des travail et des grèves, la CFTC à une journée de grève nationale, l'Unsa soutient toutes les initiatives pour s'opposer à la suppression du jour férié, et les Solidaires du G10 appellent à la grève.

Pêle-mêle, appellent à une grève de 24h : l'intersydicale de l'Education nationale, les syndicats CGT, CFDT, Unsa, CFTC de la RATP, six fédérations du ministère des Finances, la CGT de France 3, la CGT Construction, l'intersyndicale d'Air France. Pour sa part, l'intersyndical EDF-GDF, a appelé à un arrêt de travail de "7 heures sur une période glissante de 27 heures" (du dimanche 15 mai à 20h pour se terminer lundi 16 mai à 23h).

A la Poste, tous les syndicats ont déposé un préavis de 24h, et à France Télécom cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, Sud).

Mais aussi, la CGT des sociétés d'études, l'intersyndicale de la MAAF Assurances et de Géodis, la CFDT des Bouches-du-Rhône, l'intersyndicale DHL France, les convoyeurs de fonds CGT, l'intersyndicale de Carlson Wagonlit Travel France, les syndicats CGT, SNA, FO et CFDT de la Banque de France, les syndicats FO des enseignes Auchan et Atac, les syndicats de Total, la CFTC de l'ANPE, la CGT de la Caisse des dépôts.

Six fédérations de fonctionnaires appellent à une journée de mobilisation "sous les formes les plus diverses, y compris la grève".

La FCPE (parents d'élèves) demande aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l'école. Le syndicat MG-France recommande aux médecins généralistes de fermer leurs cabinets.

De son côté, la CFDT prévoit des "perturbations dans les cantines scolaires" et d'entreprises.

Dans les transports
La CGT a lancé mercredi des appels à la grève dans les transports urbains de plusieurs dizaines de villes, notamment à "Bordeaux, Clermond-Ferrand, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Poitiers, Reims, Rennes, Rouen, Saint Etienne, Strasbourg, Toulon et Toulouse". En tout, 89 villes devraient être concernées.

A Paris, six syndicats de la RATP (CGT, CFDT, CFTC, Unsa, FSI et Sud) ont également appelé une grève de 24 heures pour cette journée du lundi de Pentecôte. De son côté, la direction de la RATP a annoncé "un service normal de jour ouvrable" en dépit des préavis de grève.

De nombreux syndicats de personnels navigants d'Air France ont annoncé mardi avoir déposé un préavis de grève.

 
Qui offre un jour férié à ses salariés ? 
 
- Des entreprises feront cadeau de ce jour à leurs salariés:
TF1, Shell, Neuf Télécom. La direction du groupe Lafarge accordera ce lundi de Pentecôte la traditionnelle "journée du président" à ses employés de bureaux.

Parmi d'autres, les conseils régionaux d'Ile-de-France, de
Champagne-Ardenne, de Picardie, les conseils généraux du Nord, du Pas-de-Calais, du Tarn, des Landes, de Seine-et-Marne et des Hautes-Pyrénées accorderont une journée de congé exceptionnelle.

A Mondial Assistance, les salariés travailleront, mais cette journée leur sera payée comme un jour férié. Chez Latécoère, les usines fonctionneront mais les salariés pourront ne pas travailler s'ils le souhaitent.
 
 
Proposition socialiste 
Le groupe PS a déposé mercredi une proposition de loi pour supprimer la journée de solidarité. Pour le PS "l'introduction dans le droit d'un temps de travail non rémunéré constitue une remise en cause du contrat de travail". A cela s'ajoute "l'impôt du temps de travail".

Le PS dénonce "des pratiques disparues avec l'ancien régime" et affirme que "le nouvel impôt repose essentiellement sur les salariés et les fonctionnaires".

Le groupe PS affirme que "la forme de solidarité" en faveur des personnes âgées et handicapées dépendantes "dont se réclame le gouvernement à travers l'instauration 'd'une journée supplémentaire de travail non rémunéré pour les salariés' est contraire aux droits fondamentaux de l'Union européenne et aux fondements du droit du travail".

Mardi, la querelle sur l'instauration d'une journée travaillée à la place du jour férié de Pentecôte avait suscité un vif débat à l'Assemblée nationale, notamment entre le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et le président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault.
 
Cinquante-six pour cent des Français soutiennent les appels syndicaux à ne pas travailler le lundi de Pentecôte pour protester contre la suppression de ce jour férié, selon un sondage publié lundi.

 

 

puce_little_metal_01Incertitudes sur les examens du lundi de Pentecôte

Le Figaro - Marie-Estelle Pech [14 mai 2005]

Des milliers de lycéens et d'étudiants passeront des épreuves du bac ou de grandes écoles sur fond de grève prévisible

Malgré la pagaille annoncée, dix-huit académies sur vingt-six organiseront lundi des examens du bac, du CAP, du BEP et du BTS. Quelques épreuves d'entrées aux grandes écoles se tiendront par ailleurs ce jour-là dans des lycées et des centres d'examen à Paris et en province. Au risque de plonger dans l'angoisse quelques milliers de lycéens et d'étudiants qui risquent de ne pas trouver de moyens de transports publics (des préavis de grève ont été déposés dans 89 villes de province) et d'arriver en retard aux épreuves. Ils peuvent aussi craindre de ne pas pouvoir plancher sur leurs copies, faute de professeurs présents...

En l'absence d'examinateurs, les épreuves seront certes automatiquement reportées. En revanche, le retard ou l'absence des élèves à un examen ne sont pas tolérés, même un jour où les grèves s'étendent aux transports publics.

Les académies se veulent toutefois rassurantes. Dans celle de Toulouse où des épreuves de rugby, tennis et danse concerneront lundi une centaine de bacheliers du Tarn et de l'Aveyron, on explique que pour pallier d'éventuelles absences d'enseignants le jour de la tenue des épreuves, les services d'examens ont prévu des remplaçants «comme chaque fois». «Il n'y aura pas de modalités particulières de fonctionnement appliquées ce jour-là», précise l'institution. Dans l'académie de Lyon, où les examens, pour la plupart oraux concernent environ 1 000 élèves, des remplaçants viendront également se substituer aux enseignants convoqués si ces derniers ne se présentent pas, quelle qu'en soit la raison.

Le Snes, premier syndicat d'enseignants dans les collèges et les lycées, a cependant appelé le ministère de l'Education nationale à reporter les épreuves. «A l'heure où se multiplient les appels à la grève dans tous les secteurs, y compris pour les transports en commun dans les grandes agglomérations, il devient impératif que le ministère donne aux recteurs la consigne de reporter les épreuves», estime le syndicat.

«Ce sera la pagaille, donc les élèves ne seront pas dans de bonnes conditions» pour passer leurs examens, estime Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, qui a appelé à la grève. «Ce serait faire preuve de mauvaise foi que d'accuser le ministre puisque c'est une décision par académie», rétorque l'entourage de François Fillon.

Les académies d'Amiens, Créteil, Limoges, Lyon, Nancy-Metz, Toulouse, Orléans-Tours, Nantes, Paris et Rennes organisent des épreuves optionnelles ou facultatives de baccalauréat, notamment en sport et dans des disciplines artistiques. Les épreuves nationales obligatoires des BTS de plasturgie, bâtiments travaux publics, communication visuelles et chimie sont également concernées, ce jour-là, dans les académies de Lille, Limoges, Lyon, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Poitiers, Rennes, Rouen et Strasbourg.

Quant aux épreuves de CAP et BEP, le ministère estime qu'elles sont «assez rares» le lundi de Pentecôte, mais aussi plus difficiles à recenser, car elles sont organisées par les chefs d'établissement et non par les rectorats.

 

 

puce_little_metal_01Communiqué de ND de Chrétienté (Chartres 2005)

Notre-Dame de Chrétienté (Communiqué), 13 mai 2005

« Responsable de l’organisation du pèlerinage international qui, depuis plus de 20 ans, rassemble chaque année, à la Pentecôte, de 8 à 10.000 pèlerins sur la route de Chartres, l’association NOTRE-DAME de CHRETIENTE a pour principal objectif de promouvoir la chrétienté, c’est-à-dire une civilisation qui se réfère ouvertement à l’enseignement de l’Evangile, respectant ainsi la loi naturelle voulue par le Créateur et inscrite dans le cœur de tous les hommes.

A ce titre, l’association proteste à nouveau solennellement, auprès des pouvoirs publics, contre la décision de faire travailler le lundi de Pentecôte qui est un jour férié religieux. Cette décision, clairement contestée par une large majorité des français, heurte profondément les convictions des catholiques attachés à la Tradition, et perturbe l’organisation de très nombreuses activités associatives qui contribuent au maintien de la cohésion sociale de notre pays.

L’Esprit de Chrétienté, qui nous anime, nous conduit, par ailleurs, à appeler tous les hommes de bonne volonté, soucieux de l’avenir de notre pays, à réagir vigoureusement contre le refus de nos gouvernants de reconnaître les racines chrétiennes de la France et de l’Europe. L’une et l’autre, en effet, ne peuvent être uniquement des communautés d’intérêt. Elles ont besoin d’une identité profonde, qui s’enracine dans la culture, l’histoire et la géographie, et s’appuie sur une conception de l’homme considéré comme une personne humaine ouverte à la transcendance. Car, sans Dieu, les droits et la dignité de l’homme ne dépendent que de majorités de circonstance et n’offrent plus aucune garantie, en particulier aux plus faibles. »

 

 

puce_little_metal_01Pentecôte: le Haut-Koenigsbourg fermé pour cause de jour ouvré

STRASBOURG, 13 mai 2005 (AFP)

Le très visité château alsacien du Haut-Koenigsbourg, habituellement ouvert au public le lundi de Pentecôte, sera paradoxalement fermé ce lundi pour cause de grève du personnel contre la "journée de solidarité", a-t-on appris vendredi auprès de son conservateur. "Ca me désole, mais je suis obligé de fermer le château, car je n'aurai pas assez d'agents en poste pour assurer la sécurité", a indiqué à l'AFP Werner Rauch, le conservateur de cette forteresse médiévale propriété de l'Etat, qui attire chaque année plus de 500.000 visiteurs. Les 33 agents d'accueil du château - qui n'est normalement fermé que trois jours par an, les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre - feront "probablement massivement grève" pour protester contre l'instauration de la journée de solidarité, qui les prive de la prime octroyée pour chaque dimanche ou jour férié travaillé. "Pour nous, le lundi de Pentecôte est habituellement une très grosse journée, de l'ordre de 3.000 à 4.000 entrées, contre moitié moins pour un jour de semaine", a commenté le conservateur. L'administration du monument a dû décommander six groupes scolaires qui avaient prévu de visiter le château ce lundi. "Souvent, les enseignants avaient programmé leur visite ce jour-là pour éviter que les enfants n'aillent à l'école mais trouvent porte close à la cantine", a expliqué M. Rauch.
 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte: Raffarin persiste avant la pagaille

NOUVELOBS.COM | 13.05.05 | 12:48

Quelque 68% des Français ne souhaitent pas que le gouvernement maintienne la "journée de solidarité", selon un sondage CSA. Pagaille annoncée lundi entre ceux qui travailleront et ceux qui observeront un jour de congé, quand ils ne seront pas en grève.

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin reste ferme sur le lundi de Pentecôte travaillé, malgré l'impopularité de cette mesure, en renvoyant à 2006 pour d'éventuels aménagements.

Pour preuve de son pragmatisme, il a souligné qu'employeurs et salariés pouvaient s'entendre sur un autre jour que le lundi de Pentecôte, la loi imposant le 16 mai "quand il n'y a pas d'accord".

Devant les crispations des élus UMP, qui s'inquiètent des retombées négatives de cette mesure pour le tourisme local et de son coût politique, il a accepté toutefois le principe d'un bilan au lendemain du lundi de Pentecôte et en installant jeudi le comité d'évaluation, l'a invité à lui remettre ses observations "dès la fin juin" afin que le gouvernement puisse prendre "rapidement s'il y a lieu" les dispositions nécessaires pour "les prochaines années".

Sondage

Quelque 68% des Français ne souhaitent pas que le gouvernement maintienne la "journée de solidarité" le lundi de Pentecôte, selon un sondage CSA pour le quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien vendredi 12 mai. Soit deux points de plus que lors d'un précédent sondage les 19 et 20 avril. 

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 7 et 9 mai auprès d'un échantillon national représentatif de 1.006 personnes de 18 ans et plus, d'après la méthode des quotas. Un précédent sondage réalisé en avril par le même institut avait révélé que 66% des personnes interrogées étaient hostiles au maintien de cette mesure.

Pagaille annoncée

En dépit des critiques, y compris dans son propre camp, Jean-Pierre Raffarin n'a cessé de répéter que la loi devait être "appliquée par tous" et que la France n'avait "guère (d'autre) choix" qu'une journée de solidarité pour financer l'aide aux personnes dépendantes, sauf à "augmenter les prélèvements obligatoires".

Beaucoup prédisent la pagaille lundi, entre les entreprises et les services publics qui travailleront et ceux qui observeront un jour de congé - sous forme de RTT ou offert par l'employeur - quand ils ne seront pas en grève. "C'est très mal parti", prophétise ainsi le président de l'UDF, François Bayrou. "Ce sera une immense pagaille, un désordre établi", renchérit le chef de file des socialistes, François Hollande, qui demande au gouvernement de renoncer à la suppression de ce jour férié.
 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte: chronique d'une pagaille annoncée

PARIS (AFP) 13/05/2005 18:53

A deux semaines du référendum sur le traité européen, la suppression du jour férié passe mal dans l'opinion, sur fond de morosité sociale, et devrait engendrer une certaine pagaille, en particulier dans les transports urbains et les écoles.
Selon un sondage CSA publié vendredi, cette journée de travail non rémunérée qui vise à financer des mesures pour les personnes âgées et dépendantes, rencontre l'hostilité de 68% des Français, dans un contexte d'inquiétudes sur le pouvoir d'achat, de polémique sur les salaires des grands patrons et de montée du chômage.
Pour les syndicats, le gouvernement entend faire "supporter aux seuls salariés" les conséquences d'une gestion désastreuse de la canicule de l'été 2003 (15.000 morts), par une mesure dont les retombées financières seront de toute façon insuffisantes, comme l'a admis Philippe Douste-Blazy, le ministre de la Santé.
Au nom du devoir moral de "solidarité" envers les personnes âgées, le gouvernement a de fait cherché à justifier jusqu'au bout une mesure qui suscite pourtant des crispations jusque dans les rangs des élus UMP.
Vendredi, l'ancien ministre de la Santé au moment de la canicule de 2003, Jean-François Mattei, aujourd'hui président de la Croix-Rouge française, a stigmatisé les "accès de mauvaise humeur" des Français lorsqu'on touche à leurs "avantages acquis".
Force ouvrière fait observer que ces "7 heures de travail gratuit" seront souvent imposées à des salariés "smicards", quelquefois payés "moins de 900 euros mensuels" à temps partiel, selon un tract qu'elle compte distribuer lundi aux clients des supermarchés Auchan.
Les syndicats n'ont de cesse de dénoncer une mesure imposée sans concertation. Dans les transports urbains de province des appels à la grève ont ainsi été recensés dans 89 entreprises. A Paris, six syndicats de la RATP appellent à une grève de 24H00, mais la direction table sur un service dans l'ensemble normal, hormis sur le RER B.
Dans l'Education nationale, le ministère affirme que l'accueil sera assuré mais les syndicats d'enseignants appellent à la grève et la FCPE demande aux parents de ne pas envoyer les enfants en classe. Dans 18 académies sur 25, l'administration a néanmoins programmé des examens, facultatifs ou pratiques, de bac, CAP, BEP ou BTS. Le fonctionnement des cantines scolaires pourrait par ailleurs être fortement perturbé.
"Il ne faut pas que le ministre joue la politique de l'autruche: le lundi de Pentecôte ne sera pas un jour comme les autres", a affirmé Gérard Aschieri (FSU), à l'AFP, soulignant que "des jeunes seront absents aux examens faute de transport, d'autres devront repasser leurs examens, faute d'examinateurs".
Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, resté ferme sur le principe, a toutefois mis en place un comité d'évaluation, ouvrant la porte à d'éventuels "aménagements", comme l'a affirmé la secrétaire d'Etat aux Personnes âgées, Catherine Vautrin.
Le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, a admis à demi-mots que le financement "équitable" de cette mesure n'était pas acquis, dès lors que les professions indépendantes ne sont pas mises à contribution.
De leur côté, responsables de maisons de retraite, syndicats et retraités ont estimé que la "journée de solidarité" serait "insuffisante", avançant neuf propositions pour "une véritable politique publique" en faveur "de nos aînés".
Enfin, la journée l'instauration d'une journée travaillée devrait affecter l'industrie touristique, avec une "légère diminution" des réservations.
 

 

puce_little_metal_01La longue liste des réfractaires de la Pentecôte

Le Figaro, 13 mai 2005 - Service Société

Conçue pour récolter environ deux milliards d'euros destinés à l'aide aux personnes âgées et aux handicapés, la première «journée de solidarité» se prépare sur fond de grogne croissante. Ces dernières semaines, les principales centrales syndicales – CGT, FO, CFDT et Unsa – ont en effet appelé, séparément, à faire du lundi 16 mai «une journée de revendication» ponctuée par divers arrêts de travail. Une initiative qui, selon un sondage CSA réalisé le 9 mai, suscite «sympathie» ou «soutien» chez 56% des Français. En réponse à ce mouvement d'humeur, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin a demandé hier au Comité d'évaluation de la «journée de solidarité», présidé par le député (UMP) Jean Leonetti, de livrer d'éventuelles observations «dès la fin du mois de juin» afin que le gouvernement puisse procéder, «rapidement s'il y a lieu», aux ajustements nécessaires. Ce lundi est, il est vrai, annoncé comme une journée de pagaille.

Dans les collectivités locales. Diverses municipalités telles le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), Bagnolet, Bobigny, Pantin ou Drancy (Seine-Saint-Denis) ont décidé de chômer ce lundi en accordant à leurs employés une journée de congé exceptionnelle. C'est aussi le choix des conseils régionaux d'Ile-de-France, de Champagne-Ardenne, de Picardie ou de Basse-Normandie. En revanche, les services animés par les quelque 46 000 agents de la Ville de Paris fonctionneront normalement, même si ceux qui le souhaitent sont autorisés à poser ce jour-là une RTT. Par ailleurs, de nombreux élus socialistes ont demandé à leurs agents de travailler normalement lundi. C'est notamment le cas du maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, ou du président du conseil régional de Midi-Pyrénées. A Lille, Martine Aubry déclare ainsi : «Je n'ai pas voté cette loi mais je la respecte.»

Sur les routes. La gageure est de taille pour le Centre national d'information routière (CNIR) qui, situation inédite, doit établir des prévisions de trafic sans pouvoir se référer à aucune situation comparable. Dans ce contexte, les départs des vendredi 13 mai et samedi 14 mai seront classés orange aux sorties des grandes agglomérations et le dimanche 15 mai est attendu comme un retour de fin de semaine classique – alors que si la Pentecôte avait été fériée, il aurait dû être très calme. Le lundi est attendu comme plutôt calme, avec toutefois des difficultés qui pourraient apparaître aux abords des grandes agglomérations, en fin d'après-midi.

Dans les transports en commun. Pas de problème particulier du côté de la SNCF qui assure le lundi 16 un service normal de jour de semaine pour les trains de l'Ile-de-France et les TER en région. Pour le trafic grandes lignes, 20% de TGV et 10% de Corail en plus seront mis en place afin d'assurer les retours des voyageurs qui auront pu bénéficier des trois jours de repos. Dans les métros parisiens, lyonnais et toulousains, des préavis de grève ont été déposés. Ainsi, dans la Ville rose, de fortes perturbations sont attendues. La direction du réseau conduisait hier d'ultimes négociations. A Lyon, l'Unsa espère réunir 40% du personnel roulant autour de son mot d'ordre d'arrêt de travail. Au total, des préavis de grève ont été déposés dans 89 villes de province.

Dans les aéroports. Des dispositions ont été prises pour pouvoir faire face à des retours chargés lundi soir, notamment à Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly.

Taxis parisiens. Hier, l'organisation des cochers, chauffeurs de taxis CGT était encore dans l'expectative quant au tarif à pratiquer pour le 16 mai. «Si lundi prochain est considéré comme un jour classique de semaine, c'est la tarification A qui s'applique dans Paris, soit 0,71 € par km de 10 heures à 17 heures Mais s'il est considéré comme un jour férié, c'est la tarification B, et il en coûtera 1,06 € du km, soit un coût supérieur de 30%. Nous attendons toujours une réponse du ministère de l'Intérieur, mais nous nous conformerons à la loi», indique son secrétaire permanent Karim Afnoun. La Fédération nationale des taxis indépendants a, elle, tranché en faveur du prix fort.

Dans les hôpitaux. En réponse aux divers préavis de grève déposés ces derniers jours, la Direction des hôpitaux et de l'organisation des soins a annoncé son intention de réquisitionner les personnels de santé. «La permanence des soins devrait donc être assurée», assure-t-on au ministère, bien que le syndicat MG-France recommande aux médecins généralistes de fermer leurs cabinets ou de facturer leurs honoraires comme un jour férié.

 

 

puce_little_metal_01Pentecôte et lundi de Pentecôte

Institut Supérieur du Travail - 13 mai 2005

Lundi 16 mai, les Français sont conduits à travailler. En effet, une loi votée fin juin 2004, a décidé de supprimer le lundi de Pentecôte de la liste des jours fériés. L’application de la loi se fait dans un gigantesque cafouillage.

1. Fête juive, préexistant à la fête chrétienne, la Pentecôte tient son nom au fait qu’elle se célébrait au 50ème jour (en grec : he pentèkostè) après la Pâque. Elle coïncidait avec la fête de la Moisson où, après les sept semaines que dure en moyenne la récolte, étaient offerts les premiers produits de la terre.

Elle était l’occasion d’un pèlerinage à Jérusalem.

2. La fête chrétienne est celle du cinquantième jour qui suit Pâques. Les premiers chrétiens n’accordèrent pas une grande attention à la Pentecôte comme telle. Ils célébraient Pâques, sommet de l’année liturgique, « grand dimanche » comme disait saint Athanase, pendant 49 jours. Pentecôte désignait la durée de ces 49 jours et non la fête du 50ème.

C’est au IVème que l’on se mit à célébrer le 50ème jour, marqué par le don de l’Esprit saint qui inaugure le temps de l’Eglise ouverte à tous les peuples, le temps du témoignage à réaliser dans le monde entier.

3. La date du dimanche de Pâques étant mobile, le jour de l’Ascension (40 jours après, un jeudi) l’est aussi, tout comme le dimanche de Pentecôte (50 jours après Pâques).

4. Les « fêtes d’obligation » sont, dans l’Eglise catholique, les fêtes où les chrétiens doivent participer à la célébration de la messe. Le lundi de Pentecôte, qui n’est pas une fête religieuse, n’en fait pas partie. La Pentecôte, étant un dimanche, constitue, elle, un jour à consacrer au Seigneur (l’expression dies dominica, jour du Seigneur, est à l’origine du mot dimanche).

5. C’est le 8 mars 1886 qu’une loi reconnaît comme fêtes légales chômées le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte. Charles Freyssinet est alors président du Conseil (c’est son troisième cabinet), Jean Sarrien est ministre de l’Intérieur et René Goblet ministre de l’Instruction publique, des Beaux-arts et des Cultes. Voir notre article « Les jours fériés en France », dans les Etudes sociales et syndicales 06 décembre 2004.

6. Par métonymie, le mot est pris pour désigner des plantes poussant à l’époque de la Pentecôte : variété d’iris en Normandie, chèvrefeuille dans l’Hérault, le Tarn, petite orchidée rose en Sologne, Centre, Poitou, Maine, Normandie, etc. La pivoine est quelquefois nommée la rose de la Pentecôte.

7. L’île de la Pentecôte se situe dans la partie nord de l’archipel de Vanuatu : 438 km2, 7.000 habitants.

8. Lundi 16 mai 2005 : gigantesque cafouillage dans l’application de la loi du 30 juin 2004 rétablissant le travail le lundi de Pentecôte. Cette loi vise à instaurer une journée de solidarité pour les personnes âgées et handicapées, après la canicule de l’été 2003 (où 15.000 personnes sont mortes). Un décret du 23 avril 2005 crée la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), destinée à gérer la contribution de 0,3 % des cotisations des employeurs et une participation des régimes obligatoires de base de l’assurance vieillesse. La contribution de 0,3 % devrait rapporter 2 milliards d’euros.

Cette loi, mal accueillie dans l’opinion publique (« retour de la corvée », « travail forcé »), s’annonce d’application difficile. Le 16 mai, toute la France ne sera pas au travail. Les appels à la grève se multiplient, quelques entreprises ou administrations offrent cette journée comme un jour férié, de nombreuses entreprises acceptent que les salariés prennent un jour de congé ou de RTT.
9. Les syndicats se mobilisent vent debout contre la suppression du lundi de Pentecôte. La CFTC, à l’origine du mouvement, a déposé un recours devant le Conseil d’Etat (qui a rejeté la requête en référé le 3 mai mais devra examiner la demande sur le fond plus tard) et devant la Cour européenne des droits de l’homme. Force ouvrière a aussi déposé un recours devant le Conseil d’Etat. La CFDT approuve cette démarche. La CGT aussi, qui cherche à utiliser la pagaille attendue dans les administrations et les entreprises pour prolonger les manifestations du 10 mars dernier et pour faire monter la pression sociale, à quelques jours du referendum du 29 mai sur le traité de constitution européenne.

10. Un Comité des Amis du Lundi, créé en novembre 2003, coordonne une grande partie des protestations, avec le soutien de plus de 110 députés (dont un nombre significatif appartient à la majorité parlementaire). Site internet : www.lesamisdulundi.com

 

 

puce_little_metal_01Jean-Pierre Raffarin au centre des moqueries des internautes

LE MONDE Article paru dans l'édition du 13.05.05 - Jean-Baptiste de Montvalon

Une usine à gaz qui suscite d'innombrables questions, tout en offrant en pâture une cible facile, en la personne de Jean-Pierre Raffarin : tous les ingrédients sont réunis pour que l'affaire du lundi de Pentecôte se taille un franc succès sur Internet.

Il n'y a guère de forum de discussion qui n'aborde le sujet. Le nombre et la teneur des questions pratiques illustrent l'incompréhension des internautes. Les multiples réactions, pour la plupart indignées, traduisent l'impopularité de la mesure. Reste l'humour, copieusement servi sur la Toile, où il fait figure d'ultime bravade citoyenne.

"À LA FERIA, OLÉ !"

L'imagination des internautes est à la mesure de la "détermination" de M. Raffarin. Jugeant que son idée n'est "pas plus débile que cette loi" , l'un suggère d'obliger les propriétaires de chiens à "acheter une vignette et à la coller sur la queue de leur animal" . Un autre livre son agenda : "Moi, le lundi de Pentecôte, je suis soit à la Feria, soit à la Feria. Olé !"

A tout seigneur, tout honneur, "Jean-Pierre, 56 ans, Pentecôte killer" , est en majesté sur le site ­ très complet ­ du Collectif des amis du lundi (CAL). De profil, accompagné de cette légende : "La pente est forte... la Côte difficile... et la Pentecôte vous l'avez dans l'os !" Dans un fauteuil roulant, poussé par un Jacques Chirac qui maugrée : "Va falloir que je trouve quelqu'un pour le garder à Pentecôte" (dessin du Placide). En gardien de cachot moyenâgeux : "C'est pas une punition, c'est juste un progrès social." On taira ici les considérations sur la bile du premier ministre, récemment opéré de la vésicule.

Au chapitre recettes, un avocat de Perpignan transmet un "procès verbal d'accord d'entreprise" qu'il a conclu avec les deux salariées de son cabinet. Au terme de huit considérants, la conclusion est sans appel : "Les employées salariées (...) n'effectueront aucune journée de travail supplémentaire au titre de la loi du 1er juillet 2004, et ce que ce soit le lundi de Pentecôte ou n'importe quel autre jour." Ces dispositions sont "valables sans limitation de durée" .

Mauvaise conscience ? Un dessin de OLT vient à la rescousse. Une vieille dame y livre son sentiment : "Pour que mes enfants viennent me voir un jour de moins ? Qui a eu cette idée à la con ?"

 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte travaillé: 68% des Français sont contre, selon le dernier sondage CSA

AP | 12.05.05 | 22:30

PARIS (AP) -- Soixante-huit pour cent des Français souhaitent que le gouvernement retire la journée de solidarité, contre seulement 30% qui souhaitent son maintien, selon un sondage publié vendredi dans «Le Parisien/Aujourd'hui en France».

L'opposition à cette mesure va grandissante puisque le mois dernier, 66% des personnes interrogées se prononçaient contre le lundi de Pentecôte travaillé, contre 32% qui se disaient pour.

La suppression du caractère férié de ce jour, qui tombe le 16 mai cette année, est encore plus impopulaire parmi les actifs (74% sont contre) et parmi les salariés (75%). - sondage réalisé par téléphone les 7 et 9 mai auprès d'un échantillon national représentatif de 1.006 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales et constitué d'après la méthode des quotas. AP

 

 

puce_little_metal_01Réflexion sur la Pentecôte, par Christian Collet, Chef d’Entreprise, Membre du CAL

L’Est Eclair, 12 mai 2005

Les jours fériés, dans toute société, sont un puissant facteur de cohésion sociale. La vie des hommes est rythmée depuis toujours par le cycle de la nature et le cycle des coutumes (le calendrier notamment). Toucher au calendrier, c’est bousculer des traditions ancrées parfois depuis des siècles, voire des millénaires, et renforcées par toute une symbolique. Les jours fériés sont des moments forts et précieux qui permettent de célébrer le rythme de la nature et de faire mémoire ensemble.

Ainsi Noël est-elle à la fois la fête du solstice d’hiver et la commémoration de la naissance du Christ, lumière au milieu des ténèbres. Le Premier Janvier est la fête du Nouvel An et l’occasion de se réjouir collectivement de l’allongement des jours.

Pâques, l’Ascension et la Pentecôte sont de grandes fêtes religieuses (=qui nous relient), la première célébrant la Résurrection du Christ, fondement de la foi chrétienne, la dernière la naissance de l’Eglise. Elles sont l’occasion dans notre hémisphère, en dehors de toute considération religieuse, de jouir du renouveau de la nature. Prolongées par un lundi férié ou occasion d’un « pont », elles permettent aux Français de se retrouver en famille ou en associations. Nos concitoyens en sont friands, d’où ces journées classées « rouges » par les responsables de la sécurité routière. Jacques Voisin, président de la CFTC, nous dit joliment que ces moments constituent une « respiration pour les salariés et leurs familles ».

Le 1er Mai est un symbole fort des luttes sociales, à tel point que la législation l’a « sacralisé », en faisant un jour férié au régime très particulier (rémunération doublée pour les salariés obligés de travailler ce jour-là).

Le 14 Juillet célèbre l’unité de la Nation, dont la devise « liberté, égalité, fraternité » est le fruit des valeurs judéo-chrétiennes de la France.

Le 15 Août est une fête très populaire depuis que Louis XIII, en 1638, a placé notre pays sous la protection de Notre-Dame de l’Assomption.

A la Toussaint, croyants et non-croyants se recueillent et se souviennent de leurs morts.

Enfin, le 11 Novembre et le 8 Mai, toute la Nation fait mémoire des deux Guerres Mondiales, de leur dénouement et de ceux qui ont perdu la vie au cours de ces conflits terribles.

On voit à quel point les jours fériés sont des moments de célébration, de recueillement ou de joie, qui tissent des liens entre les générations, entre les vivants et les morts, entre le passé et le présent. Ils rendent les Français solidaires de leur histoire religieuse, politique ou sociale. Ils sont autant de repères dans l’année qui leur permettent de goûter le plaisir d’être ensemble et de manifester la solidarité qui les unit malgré clivages et divisions.

On le saisit bien : supprimer un jour férié au nom de la solidarité est une absurdité. Pourquoi, après avoir partiellement reculé, Jean-Pierre Raffarin s’obstine-t-il donc ?

Je risquerais une explication psychologique : bouleversé par la mort de quinze mille personnes, qu’il n’a pu ou pas su empêcher, notre Premier Ministre est en proie à un sentiment de culpabilité inconscient et irrépressible. Les mesures qu’il a prises sont financières, administratives et symboliques. Il pourrait facilement renoncer à la plus symbolique de ces mesures, le sacrifice du Lundi de Pentecôte, or c’est justement cet aspect symbolique qui soulage son sentiment de culpabilité.

L’inconscient blessé d’un seul homme, fût-il Premier Ministre, ne résistera pas à l’inconscient collectif de soixante millions de Français, attachés à leur identité et à leur solidarité profonde. On ne touche pas impunément au calendrier. Le calendrier républicain établi le 5 octobre 1793 n’a pas tenu treize ans. Le calendrier Raffarin ne survivra pas à 2005 !

Christian Collet
Chef d’entreprise fermée le lundi de Pentecôte et membre du Collectif des Amis du Lundi
www.lesamisdulundi.com

 

 

puce_little_metal_01Pentecôte: le Mouvement sportif est plutôt contre

La Lettre de l'économie du sport n° 751 - Jeudi 12 mai 2005

Vivement dénoncée par les clubs amateurs de football lors de son annonce en 2003, la suppression du lundi de Pentecôte fait aujourd'hui moins de vagues.

Le lundi de Pentecôte constitue un sujet de polémique d'une actualité brûlante au sein du Mouvement sportif, mais force est de constater qu'il ne déchaîne pas autant les passions qu'au sein de certaines corporations. Saisie par les clubs amateurs qui s'inquiétaient de la suppression de jour férié, la Fédération française de football ( FFF) s'était prononcée fin 2003 contre cette mesure du gouvernement destinée à financer de nouveaux dispositifs d'aide aux personnes âgées et handicapées. "C'est grave. Il faut que le président de la République, Jacques Chirac, et le gouvernement reviennent sur cette mesure. Pour le monde amateur, le vrai, celui des petits clubs, ce lundi de Pentecôte représente une partie de leur budget annuel, c'est parfois 50% même de ce budget", avait à l'époque déclaré Claude Simonet, président de la FFF. Un an et demi plus tard, le soufflé est retombé. Le nouveau président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, n'est pas monté au créneau. Pas plus que le président du CNOSF, Henri Sérandour.

Le Collectif des amis du lundi , qui milite contre la suppression du lundi de Pentecôte, utilise pourtant l'argument du sport en bonne place dans son discours. Ainsi, sur le site du collectif, www.lesamisdulundi.com, peut-on lire : "Supposée soigner le lien social, cette mesure fait exactement l'inverse. (Exemple :) Les bénévoles des clubs amateurs de football, de rugby, de cyclisme, d'aviron et autres sports, qui depuis des générations, organisent des tournois ou compétitions, permettant ainsi le brassage de l'ensemble de la population française, dans toute sa variété, dans la poursuite des mêmes valeurs de respect de l'autre, partenaire et adversaire, du goût de l'effort et du travail bien fait, de l'esprit d'équipe et de camaraderie, etc…"

"Pas dramatique"

Mais les hommes du sport, eux, ne sont pas aussi catégoriques. Dans un entretien accordé à l'Est Républicain, Lucien Gastaldello, président du Comité régional olympique et sportif de Lorraine (voir La Lettre de l'économie du sport n°702), concède que la suppression du lundi de Pentecôte est gênante mais "pas dramatique". "Le sport est un secteur de tradition où la date a son importance. Lorsque l'on réussit à pérenniser une date, c'est l'assurance que la compétition va se maintenir et connaître le succès. C'était le principe du lundi de Pentecôte qui permettait à des sportifs venant de loin de participer à une épreuve. Il y a une déception dans le monde sportif sur le choix de supprimer ce jour férié" explique calmement Lucien Gastaldello, avant de préciser qu'en tant qu'élu du mouvement sportif, il a reçu "des consignes des services de l'Etat pour le respect de ce jour". Une façon polie de justifier qu'il ne mènera pas de virulente campagne à l'encontre de cette mesure.

 

 

puce_little_metal_01Le Snes demande le report des examens du lundi de Pentecôte

12/05/2005 - 17h43

PARIS (Reuters) - Le Snes, premier syndicat d'enseignants dans les collèges et les lycées, a de nouveau appelé jeudi le ministère de l'Education nationale à reporter les épreuves du bac, du BTS, du CAP et du BEP prévues le 16 mai, lundi de Pentecôte.

"Le ministère s'est refusé jusqu'ici à toute consigne nationale dans ce sens, prenant ainsi le risque de pénaliser de jeunes candidats pour des raisons qui les dépassent largement", estime le syndicat dans un communiqué.

"A l'heure où se multiplient les appels à la grève dans tous les secteurs, y compris pour les transports en commun dans les grandes agglomérations, et à quelques jours du 16 mai, il devient impératif que le ministère donne enfin aux recteurs la consigne de reporter les épreuves", poursuit-il.

Le Snes poursuivra ses interventions dans ce sens auprès du ministère et appelle ses sections à intervenir auprès des recteurs.

Le ministère de l'Education a annoncé mercredi que des épreuves étaient prévues le 16 mai dans 18 académies. Le syndicat a l'intention d'accueillir les élèves mais de remplacer les cours par des débats, des fêtes et des pique-niques. La principale fédération de parents d'élèves, la FCPE, demande de son côté de ne pas envoyer les enfants à l'école.

 

 

puce_little_metal_01Lundi Pentecôte : M. Raffarin demande une évaluation pour la fin juin

AFP 12-05 14:26:51

Jean-Pierre Raffarin a invité jeudi le comité d'évaluation de la Journée de solidarité à lui faire part de ses observations "dès la fin du mois de juin" afin que le gouvernement puisse prendre "rapidement s'il y a lieu" les adaptations nécessaires.

Le comité, animé par le député UMP Jean Leonetti (Alpes-Maritimes) et installé jeudi par le Premier ministre, a "été invité à faire part de ses orientations dès la fin du mois de juin 2005", a indiqué Matignon dans un communiqué.

"Le gouvernement pourra ainsi prendre rapidement s'il y a lieu d'éventuelles dispositions permettant d'assurer un déroulement optimal de la journée de solidarité au cours des prochaines années, le programme d'actions devant se poursuivre jusqu'en 2008", est-il ajouté.

Le comité "doit procéder à une appréciation sereine et objective de la manière dont cette réforme est mise en oeuvre sur le terrain", relève Matignon.

"Le Premier ministre a invité les membres du comité à s'entourer de tous les avis qu'ils jugeront utiles (élus, partenaires sociaux, responsables d'administrations d'Etat ou des collectivités locales, responsables religieux et associatifs..)", poursuit Matignon.

L'Insee et la Dares (Direction des études et des statistiques du ministère de l'Emploi) "mettront à leur disposition l'ensemble des informations pertinentes".

Le comité de suivi et d'évaluation est composé de treize membres, dont sept parlementaires - tous de droite (6 UMP, 1 UDF) - et six hauts fonctionnaires et personnalités qualifiées.

Les parlementaires réunissent, outre M. Leonetti, les députés Jacques Pélissard (Jura), René Bouin (Maine-et-Loire), les sénateurs Alain Gournac (Yvelines), Gérard Dériot (Allier) ainsi que Jean-Louis Christ (Haut-Rhin) et Yves Lachaud (UDF, Gard), ces deux députés critiquant ouvertement la suppression du Lundi de Pentecôte.

Deux personnalités proches du patronat, Michel Didier, directeur de l'institut de conjoncture Rexecode, et Georges Drouin, président du Groupement des Professions de Services, font également partie du comité.

Ce dernier comprend par ailleurs le directeur du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), Robert Rochefort, le préfet Marc Cabane et les recteurs d'académies Christian Nique (Montpellier) et Jean-Baptiste Carpentier (Caen).

La Journée de solidarité, fixée au Lundi de Pentecôte à moins qu'employeurs et salariés ne choisissent un autre jour, est destinée à financer un programme d'actions en faveur des personnes âgées et handicapées. © AFP.

 

puce_little_metal_01Une première journée de solidarité confuse

NOUVELOBS.COM | 12.05.05 | 18:01

Selon les secteurs et les entreprises, la journée du lundi de Pentecôte sera travaillée, fériée ou émaillée de grèves.

La "Journée de solidarité" envers les personnes âgées et handicapées sera travaillée, fériée ou émaillée de grèves le lundi de Pentecôte, où la situation s'annonce confuse dans un climat social fébrile, à deux semaines du référendum sur la Constitution européenne.
Votée au Parlement par la seule UMP en juin 2004, la création de la "Journée de solidarité" a été arrêtée par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin au lendemain de la canicule de l'été 2003 qui avait fait 15.000 morts.
La suppression de ce jour férié, bien qu'elle doive dégager deux milliards d'euros par an pour le financement de la dépendance, s'est heurtée à une opposition grandissante dans l'opinion.
Selon le baromètre CSA-L'Humanité-NVO du 9 mai, l'opposition syndicale au jour férié travaillé bénéficiait ainsi du soutien ou de la "sympathie" de 56% des Français.

Courant de sympathie

Dès le lundi de Pâques, l'application de la mesure par anticipation dans certaines villes comme Nîmes s'était avérée profondément défaillante.
Outre certaines institutions religieuses, les syndicats, non associés à la mise en place du dispositif, ont peu à peu capitalisé un courant de sympathie. Publicité
 

Voyant dans ce "jour férié travaillé" un moyen pour le gouvernement d'augmenter la durée du travail sans contrepartie salariale, leur dénonciation d'une mesure jugée injuste, car mettant les seuls salariés à contribution, a fait mouche.
Critiquée jusque dans les rangs de l'actuelle majorité, la "Journée de solidarité", saisi en référé par la CFTC, aura finalement bien lieu le lundi de Pentecôte (16 mai) pour la grande majorité des salariés.
De multiples appels à la grève ont toutefois été lancés, en particulier dans les transports urbains. A Paris, le trafic de la RATP devrait ainsi être perturbé avec l'appel à la grève de six syndicats. En province, quelque 89 villes, dont Marseille, Toulouse, Lyon et Nantes, devrait voir leur réseau de transport en commun perturbé. Le trafic sera normal à la SNCF, où le jour férié sera rattrapé au cours de l'année.

L'Education nationale résiste

L'Education nationale sera un autre front majeur de résistance au lundi de Pentecôte travaillé, l'intersyndicale de l'Education appelant à la grève, et la FCPE demande aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l'école.
Une dizaine d'académies ont pourtant prévu d'organiser ce jour-là des examens facultatifs ou non de BEP, CAP, Bac et BTS.
Les syndicats de la Fonction publique appellent tous à une grève de 24 heures, et des débrayages de sept heures sont annoncés à EDF et GDF. Le secteur privé ne sera pas en reste, avec des appels à la grève dans l'agroalimentaire et la métallurgie, notamment.
La décision de plusieurs entreprises, telles que TF1 ou Sanofi-Aventis, de faire cadeau du jour férié à leurs employés risque également d'alimenter la confusion.
Enfin, les membres du gouvernement sont incités à donner l'exemple en montrant qu'ils sont sur le pont le 16 mai. L'Assemblée nationale fonctionnera normalement mais pas l'ensemble des collectivités territoriales.
En effet, des conseils régionaux, comme celui d'Ile-de-France et de Poitou-Charentes, des conseils généraux ou encore des municipalités, notamment en Seine-Saint-Denis, accorderont une journée de congé exceptionnelle.
Le gouvernement, qui a lancé une campagne de communication dans les médias pour rappeler les "enjeux" de la Journée de solidarité, a chargé le député UMP Jean Leonetti (Alpes-Maritimes) de mener, après le 16 mai, une "évaluation" du dispositif pour permettre d'en définir "les modalités" en 2006.

 

puce_little_metal_01Jour férié: le gouvernement n'envisage pas de modifier le code du travail, selon Jean-François Copé

AP | 12.05.05 | 13:52

PARIS (AP) -- Le gouvernement n'envisage pas de modifier le code du travail pour supprimer le caractère férié du lundi de Pentecôte, a expliqué jeudi le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé.
«La loi se suffit à elle-même», a-t-il estimé lors du compte-rendu du conseil des ministres. Journée de solidarité pour les personnes âgées et handicapées, le lundi de Pentecôte «est une journée de travail normal», a-t-il réaffirmé. «Les règles du jeu fixées par la loi sont très claires».
Dans le code du travail, le lundi de Pentecôte est toutefois toujours cité comme un jour férié, ce qui fait dire à certains syndicats que la loi du gouvernement est en contradiction avec le code.
Le syndicat MG-France s'appuie aussi sur ce point pour conseiller aux médecins généralistes de conserver leurs cabinets fermés lundi et d'appliquer ce jour-là le tarif majoré des urgences et des visites de garde à domicile. La Fédération nationale des artisans du taxi, qui revendique les deux tiers des 50.000 chauffeurs de taxis en France, compte aussi appliquer ce jour-là le tarif jour férié.
«C'est la première année» que la loi s'applique, a souligné M. Copé. Elle fera l'objet par la suite d'une évaluation pour «apporter les réponses pratiques» sur un certain nombre de questions, a-t-il rappelé. Le porte-parole a tenu à préciser qu'il aurait lui-même «un planning extrêmement chargé» ce jour-là. AP

 

puce_little_metal_01Référé de syndicats contre le lundi de Pentecôte travaillé en Alsace-Moselle

STRASBOURG, 12 mai 2005 (AFP)

Trois syndicats du Haut-Rhin qui estiment que le lundi de Pentecôte travaillé n'est pas conforme au droit local d'Alsace-Moselle, ont déposé jeudi une requête en référé devant le tribunal administratif de Strasbourg, a-t-on appris auprès de leur avocat Me André Chamy. Me Chamy est mandaté par la CFDT Métallurgie du Haut-Rhin, l'union départementale CFTC du Haut-Rhin et l'union départementale CGT du Haut-Rhin pour demander que "le préfet fasse respecter le droit local", a indiqué l'avocat qui s'appuie sur des textes de loi contradictoires. Une ordonnance du 16 août 1892, prise lorsque les trois départements étaient rattachés à l'Allemagne, détaille en effet la liste des jours chômés en Alsace et en Moselle, liste qui comprend notamment le lundi de Pentecôte, le Vendredi Saint et le 26 décembre. Mais la loi du 30 juin 2004 instituant la journée de solidarité avec les personnes dépendantes s'applique explicitement "aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle", par dérogation au droit local. Cependant, une autre loi du 31 mars 2005, réformant l'organisation du temps de travail dans l'entreprise, indique dans son article 1, que "dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, les jours fériés figurant dans l'ordonnance du 16 août 1892 (...) sont des jours chômés". "Nous sommes dans un cas classique où il y a contradiction entre deux textes de loi. Donc le plus récent, celui du 31 mars 2005, doit s'appliquer", a estimé Me Chamy.

 

puce_little_metal_01Transports en grève dans 89 villes de province pour la Pentecôte

Reuters - jeudi 12 mai 2005, 18h20

PARIS (Reuters) - Des préavis de grève dans les transports en commun ont été déposés dans 89 villes de province pour le 16 mai, lundi de Pentecôte, a indiqué l'Union des transports urbains (UTP).

"Dans le cadre des mouvements de grève liés à la journée de solidarité du lundi de Pentecôte, des préavis de grève de 24 heures au moins ont été déposés pour le 16 mai dans 89 entreprises", précise jeudi le syndicat patronal dans un communiqué.

Sur les 106 adhérents interrogés par l'UTP dans le cadre d'une enquête sur le lundi de Pentecôte, seuls 17 n'ont pas reçu de préavis, a-t-on précisé à l'UTP. Le syndicat regroupe environ 170 entreprises de transports publics urbains, dont la SNCF et la RATP.

"Le dépôt de préavis (...) ne permet pas de déduire le suivi réel des grèves", note l'UTP.

Au nombre des villes concernées figurent Ajaccio, Amiens, Angers, Avignon, Besançon, Boulogne-sur-Mer, Brest, Bordeaux, Bayonne, Béziers, Caen, Calais, Corbeil-Essonne, Chalon-sur-Saône, Clermont-Ferrand, Dijon, Le Havre, Laval, Lille, Lyon, Le Mans, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Niort, Poitiers, Rennes, Rouen, Saint-Malo, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse, Valenciennes, Versailles.

 

 

puce_little_metal_01Le gouvernement face à la "pagaille" du lundi de Pentecôte

LE MONDE | 12.05.05 - Rémi Barroux et Gaëlle Dupont

Treize jours avant le référendum sur la Constitution européenne, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin va se trouver confronté, le 16 mai, à une grande "pagaille" , selon l'expression de nombreux responsables politiques et syndicaux. Ce lundi de Pentecôte va cristalliser le mécontentement social, pour des raisons qui tiennent autant aux questions de salaires et de temps de travail qu'aux inquiétudes sur les délocalisations et le chômage.

A l'origine, pourtant, l'idée d'une journée de solidarité avec les personnes âgées ou handicapées, décidée par le premier ministre à la suite de la canicule de l'été 2003, qui fit 15 000 morts, semblait bien accueillie. Il s'agissait de trouver de nouveaux moyens pour prendre en charge les personnes dépendantes, et la loi du 30 juin 2004 a prévu la suppression d'un jour férié, fixée au lundi de Pentecôte "à défaut d'un accord entre les partenaires sociaux" . Ces sept heures de travail supplémentaires permettant de dégager 2 milliards d'euros : 1,2 pour les personnes âgées et 800 millions pour les handicapés.

A l'arrivée, la cacophonie règne. Tous les cas de figure existent : certaines entreprises ont proposé une journée de congé, de réduction du temps de travail ou maintenu ce lundi férié, d'autres travailleront. Dans la fonction publique, il n'y a pas eu de négociation. Les syndicats, hostiles à la mesure, appellent à la grève. Le gouvernement a fait savoir que cette journée de grève ne serait pas payée.

Certains ministres, qui parlent en privé de "maladresse" , auraient préféré que le gouvernement communique avant tout sur la suppression d'un jour férié, et non sur le lundi de Pentecôte comme l'a fait M. Raffarin. Nombre de détracteurs de la mesure critiquent le fait que cette "journée de travail gratuit" ne s'applique q! u'aux seuls actifs, alors même que le gouvernement a justifié sa réforme des 35 heures en expliquant vouloir donner aux Français la possibilité de "travailler plus pour gagner plus" . Comble de malchance, enfin, l'effort demandé en 2005 tombe une année qui offre peu de ponts, dans un mois habituellement riche en occasion de week-ends prolongés.

De quoi fédérer les mécontentements et offrir l'occasion à la gauche, divisée sur le référendum, de faire front commun. Les deux leaders du PS se retrouvent ainsi dans la critique d'"une mesure injuste et imbécile" pour le premier secrétaire, François Hollande, "une loi mal fichue et une mauvaise idée" pour Laurent Fabius. De son côté, le PC a annoncé qu'il "soutiendrait les appels à la grève" . La grogne n'épargne pas la majorité. Si les députés de droite ont été priés de mettre en sourdine leurs critiques, beaucoup continuent à pester contre la "stupidité" de la mesure. L'UMP Jean-Louis Christ (Haut-Rhin) explique qu'il est de son "devoir de dire qu'il y a une vraie hostilité à la mesure dans la population" . Favorables au principe d'une journée de solidarité, les parlementaires de la majorité avaient fait passer un amendement sur le libre choix de ce jour. "Supprimer un jour de vacances dans l'éducation nationale, afin qu'elle ne donne pas le tempo et que les entreprises puissent exercer leur libre choix, aurait été beaucoup plus simple" , estime M. Christ. Le président du comité de suivi de la journée, Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), est également partisan de cette solution de rechange.


UNITÉ PROVIDENTIELLE

Les syndicats retrouvent aussi une unité providentielle dans la critique : de la centrale chrétienne CFTC, seule confédération à avoir lancé un mot d'ordre de grève nationale pour le 16 mai, à la CNT, anarcho-syndicaliste. Les syndicats de l'éducation nationale appellent ensemble à la grève. Ils sont soutenus par une fédération de parents d'élèves, la FCPE, qui ! demande aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l'école.

Selon le cabinet Epsy, spécialisé dans l'étude des conflits sociaux, les appels à la grève concernent 20 % des salariés du privé. Sans compter les mouvements prévus dans de nombreuses collectivités territoriales.

La critique de la mesure gagne même certains chefs d'entreprise. Le Medef de Seine-et-Marne la juge "inéquitable, car seuls les actifs la paieront" , "coûteuse" pour les entreprises et "complexe" à appliquer. Certains économistes estiment que cette obligation de travailler tombe bien mal à un moment où les entreprises cherchent à réduire leurs stocks.

L'opinion publique semble solidaire avec les futurs grévistes : 56 % des Français soutiennent le mouvement, selon un sondage CSA du 9 mai pour l'Humanité et la Nouvelle Vie ouvrière (réalisé les 26 et 27 avril auprès de 1 000 personnes).

La direction de la SNCF ne s'y trompe pas. Elle annonce un service renforcé pour le retour du week-end... lundi soir. De fait, selon les chiffres de la société de voyage en ligne, Expédia, 50 % des voyageurs qui ont réservé pour le week-end prochain s'évaderont trois jours.


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Quatre réunions pour Jacques Chirac

La Pentecôte du président ? Pour Jacques Chirac, c'est un lundi "avec" . Comprendre avec Michèle Alliot-Marie : le chef de l'Etat rencontre un lundi sur deux la ministre de la défense, et le 16 mai l'habituel rendez-vous est maintenu. C'est son rôle de chef des armées. Auparavant, il aura préparé le "triangle de Weimar" , cette réunion tripartite régulière de la France, de l'Allemagne et de la Pologne. Elle aura lieu cette année, à Nancy, jeudi 19 mai, et offrira l'occasion de parler d'Europe, en pleine campagne référendaire. M. Chirac consacrera une réunion à la préparation du conseil des ministres, avec le secrétaire général du gouvernement et le s! ecrétaire général de l'Elysée. C'est la routine.

Le président tiendra une autre réunion dans la journée, dont ses collaborateurs se refusent à dévoiler l'ordre du jour. C'est son penchant pour le secret. Il n'a en revanche pas caché que le dispositif de la journée de solidarité devrait être "évalué" , voire révisé pour 2006.

 

 

puce_little_metal_01Chahut à l'Assemblée autour du lundi de Pentecôte

Le Monde 12.05.05 - Gaëlle Dupont

Pour défendre le caractère férié du lundi de Pentecôte, l'opposition est prête à en venir aux mains. C'est du moins ce qu'a tenté de démontrer Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, mardi 10 mai, sur un mode théâtral, lors de la séance des questions au gouvernement. En réponse au député PS BrunoLe Roux (Seine-Saint-Denis), qui demande "solennellement au gouvernement de revenir sur cette disposition injuste" , le ministre des solidarités, Philippe Douste-Blazy, prend la parole : "L'heure n'est pas à la démagogie ! -...- Il y a an et demi, vous avez, M. Ayrault, M. Fabius et d'autres, signé une pétition pour proposer une journée de solidarité."

La suite est couverte par les huées des socialistes et celles des élus UMP, qui leur font écho. M. Ayrault quitte son siège et descend, sans presser le pas, vers M. Douste-Blazy, qui, stoïque, poursuit son propos. Les huissiers bondissent de leur siège et font mine de s'interposer. Certains socialistes se lèvent, comme prêts à monter au combat. Mais M. Ayrault ne fait qu'agiter les bras. Les ministres, hilares, apprécient le spectacle. Quand M. Ayrault regagne son banc, l'objectif est atteint : M. Douste-Blazy était inaudible.

Déjà, mardi 3 mai, Jean-Pierre Raffarin avait fait allusion à la pétition lancé par le magazine La Vie en juin 2003, signée par des députés de toutes tendances, dont MM. Ayrault et Fabius. Le texte parlait de "faire don de l'équivalent financier d'une journée de travail pour améliorer la situation des personnes handicapées" . M. Ayrault confirme être favorable à "un plan basé sur l'équité fiscale, qui demande de payer en impôt ou en CSG l'équivalent d'une journée de travail, ou deux ou trois" , mais opposé à "une journée de travail gratuit" .

Les appels à la grève dans le public et le privé pour le 16 mai se multiplient ­ dernier en date chez Air France ­ et la cacophonie se profile dans les services publics et les collectivités locales. Mardi, le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a déclaré que les fonctionnaires qui refuseraient de travailler "ne seront pas payés" . Le gouvernement doit installer, jeudi 12 mai, le comité d'évaluation de la journée.

 

 

puce_little_metal_01Message aux Collaborateurs Administratifs - Lundi 16 Mai

AGF - Communication Interne 11/05/2005

Prenant notamment en compte les difficultés qui semblent s'accumuler en matière de transports publics et d'ouverture des écoles et garderies le lundi de la Pentecôte, l'entreprise a décidé ce jour que le lundi 16 mai serait, cette année, un jour non travaillé.

En conséquence, le Groupe participera seul à l'effort de solidarité en faveur des personnes dépendantes en versant directement l'équivalent d'un jour travaillé.

Les salariés ayant déjà posé un jour de congé (congés payés, jours libres, JRTT) se verront recréditer celui-ci de façon automatique courant mai.

DRH Groupe
Communication RH

Nous regrettons de n'avoir pu vous passer ce message plus tôt et dans les conditions habituelles en raison de difficultés informatiques sur l'Intranet.

 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte : certaines mairies seront fermées, d’autres pas

Le Courrier de Mantes - 11/05/2005 - Francine Carrière, Frédéric Antoine

A quelques exceptions près, dans les mairies des principales communes de la région, le débat sur le lundi de Pentecôte reproduit le traditionnel clivage gauche-droite. Les mairies menées par des municipalités de gauche seront fermées, tandis que celles conduites par la droite resteront ouvertes.

Ouvertes
Ainsi à Mantes-la-Jolie, Epône, Maule, Ecquevilly ou encore Aubergenville, tous les services municipaux fonctionneront normalement, les écoles, la restauration scolaire, les garderies. « On applique les directives gouvernementales. Chez nous, ça n’a pas posé de problèmes », explique Claudine Lefèvre première adjointe au maire d’Aubergenville. « On n’a pas eu de demandes particulières pour négocier une autre journée… Partant du principe que les écoles fonctionneront normalement ce jour-là, il faut bien assurer la restauration et un accueil pour les enfants », résume l’élue.

Bien que de gauche, les mairies de Mantes-la-Ville et de Rosny suivront la décision du gouvernement et maintiendront leurs services ouverts. Mais ce sont à peu près les seules.

Fermées
En effet, à Limay comme à Meulan, à Mézy, aux Mureaux et à Bonnières, les administrés trouveront porte close. « Beaucoup de membres du personnel étaient prêts à prendre un jour de congé. Compte tenu du traditionnel marché du lundi de Pentecôte où tout le monde à Meulan a l’habitude de se rendre, nous avons décidé de conserver ce jour férié », explique le maire PS Guy Poirier. « S’il y a beaucoup de demandes, nous pourrons faire une exception pour la garderie », précise-t-il.

A propos du lundi travaillé, son homologue de Bonnières, le socialiste Jean-Marc Pommier ne mâche pas ses mots : « C’est un emplâtre sur une jambe de bois », affirme-t-il. Il estime également que la décision a été “prise dans la précipitation et sans concertation”. Dans sa commune, pas de mairie le 16 mai, pas de cantine, ni de garderie : « De toute façon, 95 % des parents n’enverront pas leurs enfants à l’école. Nous avons fait un rapide sondage. Seulement deux personnes sont intéressées par la garderie ».

« Aux Mureaux, la Pentecôte est un week-end de tradition festive. De plus, après les efforts conséquents fournis par l’ensemble des services pour le déménagement dans le nouveau centre administratif, supprimer ce jour de congé aurait été très mal venu », explique le maire divers gauche François Garay, lui aussi pas franchement convaincu par l’efficacité de la mesure Raffarin : « La réponse n’est pas adaptée. Je pense que le gouvernement pourrait faire des économies ailleurs pour financer la politique en direction des personnes âgées ».

 

 

puce_little_metal_01Lafarge organise son lundi de Pentecôte

BatiActu.com, 11/5/05

Le cimentier français a annoncé mardi que les salariés des sites industriels de l’activité ciment travailleront la journée du 16 mai. En revanche, les employés des sites administratifs seront en congé.

Le groupe Lafarge va «se conformer à la loi du 30 juin 2004» en mettant en oeuvre une journée travaillée supplémentaire au titre de la solidarité fixée au lundi de Pentecôte pour les salariés des sites industriels de l'activité «ciment», a-t-il annoncé mardi. Par contre, «pour les sites administratifs, les employés (des bureaux) bénéficieront ce 16 mai, du jour de congé prévu par la convention collective de l'industrie de la fabrication des ciments» ( RTT), a ajouté Lafarge.

Cette «journée flottante (communément appelée journée du Président ou du patron) a été fixée, en accord avec les syndicats, au lundi de Pentecôte» , a souligné Lafarge.
Les sites industriels Ciment «fonctionnent 24 heures sur 24, dimanches et jours fériés compris et pour ce lundi de Pentecôte, il a été proposé que les heures travaillées ce jour là soient payées aux taux majorés des jours fériés dans le cadre de négociations syndicales », a conclu Lafarge.
Le groupe français de matériaux de construction Lafarge a annoncé le 4 mai dernier avoir réalisé au premier trimestre 2005 un chiffre d'affaires en hausse de 2,2% à 2,945 milliards d'euros contre 2,88 milliards d'euros pour la même période un an plus tôt.

 

 

puce_little_metal_01Un texte de loi PS contre le jour férié travaillé

NOUVELOBS.COM | 11.05.05 | 16:52

Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a déposé mercredi 11 mai une proposition de loi visant à supprimer la journée nationale de solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées dépendantes, a-t-on appris auprès du groupe.
Cette année, la journée de solidarité se traduira dans la majorité des cas par la suppression du lundi de Pentecôte normalement férié.
Dans l'exposé des motifs de la proposition, le groupe PS affirme que "la forme de solidarité dont se réclame le gouvernement à travers l'instauration +d'une journée supplémentaire de travail non rémunéré pour les salariés+ est contraire aux droits fondamentaux de l'Union européenne et aux fondements du droit du travail".

"L'impôt du temps de travail"

"L'introduction dans le droit d'un temps de travail non rémunéré constitue une réelle remise en cause du contrat de travail à laquelle s'ajoute l'instauration d'une imposition supplémentaire des salariés et fonctionnaires: l'impôt du temps de travail", estiment les députés socialistes.
"Par ce biais, le gouvernement permet le retour de pratiques disparues avec l'ancien régime d'une imposition en nature par le biais du travail", dénonçent-ils. Publicité
 

"Ce nouvel impôt repose une fois encore essentiellement sur les salariés et les fonctionnaires, tandis que le gouvernement a multiplié depuis juin 2002 les baisses d'impôts des Français les plus favorisés", affirme le groupe PS.

 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte: La CFDT de Moselle assigne la société Lidl en justice

METZ, 11 mai 2005 (AFP)

La CFDT de Moselle, qui s'oppose à l'ouverture des magasins le lundi de Pentecôte, a assigné en référé la chaîne de magasins Lidl qui a fait le choix d'ouvrir ses magasins ce jour-là, a-t-on appris mercredi auprès du syndicat. Le syndicat invoque le droit local en vigueur en Alsace-Moselle qui fait, selon la CFDT, de cette journée un jour férié et chômé dans les trois départements. "Nous ne pouvions pas assigner toutes les enseignes qui ouvriront pour la Pentecôte et nous avons choisi Lidl parce que le secrétaire général du syndicat "commerces et services" de la CFDT de Moselle est délégué dans cette société", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la CFDT Moselle. Le tribunal de grande instance de Metz doit statuer en référé jeudi, à l'issue d'un débat contradictoire, a indiqué la CFDT qui a précisé que "la décision devrait être rendue dans la journée".

 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte: les préavis de grève se multiplient

AP | 11.05.05 | 19:11 --par Jean-Marie Godard--

PARIS (AP) -- Les grèves et les manifestations rythmeront bel et bien le lundi de Pentecôte dans tous les secteurs où la journée sera travaillée au nom de la solidarité avec les personnes âgées et dépendantes. Les syndicats entendent ainsi marquer leur désaccord avec la remise en cause de ce jour férié, profitant de l'occasion pour en faire une nouvelle journée de mobilisation pour la défense des salaires, de l'emploi et du temps de travail.
Les mouvements de grève concerneront tous les secteurs de la Fonction publique (Education nationale, Finances etc.) le gouvernement ayant décidé que les fonctionnaires travailleront ce jour-là, La Poste, ou encore les organismes sociaux. Les transports urbains seront également touchés, notamment à Paris avec un appel à la grève des syndicats de la RATP qui promet d'être bien suivi avec à la clé une journée de galère pour les Franciliens et les Parisiens.
Les fédérations des transports ont également déposé des préavis de grève pour les réseaux de 39 autres villes en province et en Ile-de-France, selon la CGT.
Et mauvaise nouvelle pour ceux qui comptent prendre un taxi car il risque de coûter plus cher. La Fédération nationale des artisans du taxi (organisation professionnelle qui revendique les deux tiers des 50.000 chauffeurs de taxis en France) appelle en effet à appliquer ce jour-là le «tarif jour férié».
Par ailleurs, dans les airs, cinq syndicats d'hôtesses et de stewards d'Air France appellent aussi à la grève, même si la direction dit ne pas s'attendre à de perturbations.
Seule la SNCF ne sera pas touchée, un accord étant intervenu entre les syndicats et la direction sur l'organisation de cette journée. Le lundi de Pentecôte restera férié pour les cheminots contre près de 2 minutes de travail en plus par jour sur l'année.
La direction a rappelé mercredi que l'entreprise ferroviaire sera en mesure d'assurer le 16 mai à la fois un service «normal de jour de semaine pour les trains de l'Ile-de-France et les TER en région» et un «service renforcé» pour les TGV et les Corail pour les retours de week-end prolongé.
Dans le privé, selon un relevé de la CGT, des préavis de grève ont été notamment déposés dans les secteurs de l'agro-alimentaire, du commerce et des services, de la construction et de la métallurgie, du textile et de l'habillement, ou encore localement dans certaines banques, dont BNP-Paribas, et chez Total.
Des rassemblements sont également annoncés dans une quarantaine de départements, selon un relevé de la CGT datant de mercredi.
Dans l'Allier, trois rassemblements sont prévus lundi à Moulin, Vichy et Montluçon. Dans les Hautes-Alpes, les syndicats CGT, CFDT, UNSA, Solidaires (Sud) et FSU appellent à un «rassemblement festif» devant la préfecture à Gap.
A Marseille, les mêmes syndicats ainsi que FO appellent à défiler lundi entre le siège local du MEDEF (patronat) et la préfecture. On manifestera également lundi à Caen, Tulle, Chartres, Orléans, Cherbourg, Strasbourg, Le Mans, Rouen, Dieppe ou encore Le Havre.
Des pétitions en direction des élus locaux et des préfectures ont également été lancées dans de nombreuses régions pour réclamer le maintien du lundi de Pentecôte férié.
Tout le monde ne sera toutefois pas logé à la même enseigne puisque, selon la CGT, les syndicats ont obtenu le maintien du lundi de Pentecôte férié dans plusieurs entreprises, notamment pour les salariés de Sanofi Aventis, de Shell et de la Société Générale.
Des collectivités locales ont aussi décidé que cette journée resterait fériée sans contrepartie. AP

 

 

puce_little_metal_01Journée de solidarité au Creusot : hé oh, on va (pas tous) au boulot

Journal de Saone et Loir, 11 mai 2005, Muriel Judic

Polémique autour du lundi de Pentecôte: Alors que nombre de syndicats appellent à ne pas travailler lundi, administrations et entreprises de la région creusotine réagissent diversement. Tour d'horizon de ceux qui travaillent, et des autres.

Selon un récent sondage, 56 % des Français soutiennent les appels syndicaux à ne pas travailler le lundi de Pentecôte pour protester contre la suppression de ce jour férié. Au Creusot, cette « journée de solidarité », instaurée pour financer des mesures en faveur des personnes âgées et dépendantes, est diversement accueillie.
Dans de nombreuses entreprises, les salariés devront, comme un jour ouvré, aller travailler lundi. Pourtant, les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille. « Ca fait plus de 100 ans qu'on a aboli l'esclavage, le STO est terminé., ironise Gilles Gros, délégué CFDT. C'est scandaleux de vouloir ne faire participer que ceux qui bossent. Cela n'est pas ça, être solidaire ! ».
Selon lui, il faut trouver un autre système, plus équitable. « On ne nie pas qu'il manque un financement pour les personnes âgées. Mais c'est l'État qui a bien voulu percevoir moins d'argent en baissant les impôts de certaines catégories de personnes, et maintenant on s'adresse à ceux qui travaillent ».
Pour afficher son désaccord, l'union locale CFDT lance donc un appel à la grève dans les entreprises de métallurgie de la cité du Pilon, mais aussi « partout où (le syndicat) est présent (Poste, Télécom, grandes surfaces, transports, métallurgie, santé et social)». Elle entend organiser un rassemblement devant la Snecma et, pourquoi pas, organiser un concours de boules. « Et peut-être même une course à la bourrique », sourit Gilles Gros qui voit bien des jockeys déguisés.
La CGT n'est pas en reste au Creusot. Sous le slogan « Vaccinez-vous contre le virus de Pentecôte », le syndicat considère que « la grève est nécessaire pour faire capoter ce mauvais plan » et explique aux salariés qu'ils ont le choix entre « perdre une journée de congés et travailler gratuitement ou faire sept heures de grève en conservant leurs congés ». A Alstom, la CGT en profitera même pour faire passer un autre message et appelle à « une journée de grève nationale pour l'augmentation des salaires ».
Les organisations syndicales ont donc appelé à des arrêts de travail dans le public comme le privé, l'Éducation nationale devrait également être concernée même s'il a été demandé, sur le plan national, qu'aucun établissement scolaire ne soit fermé.
Et même les parents d'élèves se sentent impliqués. La FCPE a appelé dès fin mars les parents d'élèves à ne pas envoyer les enfants en classe lundi, considérant qu'ils « ne sont pas salariés et ne peuvent être concernés par cette journée ». Au Creusot, des tracts et des affiches ont été diffusés. «On relaie simplement la consigne nationale, sans demander directement aux parents de faire de même», souligne Michèle Austry-Marchal, responsable de la section locale.
Pour le consommateur, il sera vraisemblablement aisé de faire ses courses dans la cité du Pilon. A Champion, par exemple, le lundi de Pentecôte reste un jour férié comme les autres mais le magasin sera ouvert toute la journée. « On fonctionne sur la base du volontariat pour venir travailler, explique Delphine Claire, chef caissière. La mesure du gouvernement ne change rien pour nous car l'enseigne considère que c'est un jour férié et nous dédommage de la même façon qu'avant ». Idem pour Géant Torcy qui sera également ouvert pour la première fois en ce lundi de Pentecôte, « mais pour nous, c'est toujours un jour férié », détaille une employée qui compte sur les compensations habituelles.
Le service public suit, lui, dans son ensemble les consignes du gouvernement mais les collectivités locales aménagent néanmoins la directive à leur gré. Dans le rang des « travailleurs du lundi », on trouve notamment le centre des impôts, le Trésor public, la caisse primaire d'assurance maladie ainsi que la SNCF. A la Ville du Creusot, tout le monde doit venir travailler ; et les agents qui souhaitent rester chez eux sont invités à prendre un jour de congé. A Étang-sur-Arroux, les services fonctionneront comme un jour «normal».
En revanche, au Breuil, le maire a choisi de maintenir le lundi de Pentecôte chômé ; seuls les services liés aux écoles (bus, assistantes et restaurant scolaires) seront assurés. Ce qui vaut à la municipalité d'être poursuivie devant le tribunal administratif par le préfet de Saône-et-Loire. L'affaire sera jugée en référé, vendredi à Dijon (voir en pages départementales).
Dans la cité montchaninoise, si le lundi de Pentecôte doit en principe être travaillé, un appel à la grève a d'ores et déjà été lancé.
A La Poste, on annonce que le bureau du Creusot sera ouvert comme les autres jours. Pourtant les salariés ne sont pas décidés à perdre un jour férié. « Il est possible que les responsables fassent appel aux commerciaux pour accueillir le public. à moins qu'ils ne le fassent eux-mêmes », envisage une employée.
Jour férié maintenu ou travaillé, RTT imposée ou appels à la grève. Lundi, même si la consigne d'aller travailler a été largement diffusée, il est possible que, sur le terrain, les choses se passent bien différemment.

 

 

 

puce_little_metal_01Le jour férié, «l'exemple même d'une loi mal fichue», selon Laurent Fabius

AP | 10.05.05 | 11:01

PARIS (AP) -- Laurent Fabius a critiqué mardi le jour de solidarité «l'exemple même d'une loi mal fichue» qui va provoquer «la pagaille».
«Cela va être du temps perdu, de l'argent perdu, les gens vont être mécontents: c'est l'exemple même d'une loi mal fichue», a déploré sur RMC-Info le député de Seine-Maritime et No2 du PS. «Cela va être la pagaille ce 16 mai».
L'ancien Premier ministre a reconnu qu»'il faut de la solidarité pour les personnes âgées et handicapées mais il ne faut pas prendre cette forme-là qui n'est pas bonne». «Ce projet est mal ficelé, cela consiste à faire travailler les gens pour rien».
Interrogé sur l'option de refuser de travailler le lundi de Pentecôte et se mettre hors-la-loi, Laurent Fabius a avancé qu»'il va falloir laisser les options ouvertes». «C'est ce qui se fera dans beaucoup de cas, assurer les services minimums et laisser le choix aux gens», a-t-il conclu. AP

 

 

 

puce_little_metal_01Les fonctionnaires en grève à la Pentecôte ne seront pas payés

Tue May 10, 2005 6:23 PM CEST

PARIS (Reuters) - Le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé a déclaré que les fonctionnaires qui refuseraient de travailler le lundi de Pentecôte, jour de solidarité nationale avec les personnes dépendantes, ne seraient pas payés.

"La loi s'impose à tous. Je n'ai pas de raison (de penser) que certains ne l'appliqueront pas. Si ce n'est pas le cas, ils ne seront pas payés. C'est notamment vrai pour la fonction publique", a-t-il dit lors d'un échange avec des internautes sur le site web de la chaîne de télévision TF1.

Les appels à la grève le 16 mai se sont multipliés pour protester contre la décision du gouvernement de supprimer ce jour férié, décision prise à la suite de la canicule d'août 2003 responsable de 15.000 décès de personnes âgées.

"Je trouverais (...) désolant que l'on n'applique pas une loi au service de la solidarité. On ne peut pas ressentir d'un côté l'émotion de l'été 2003 et ne pas accepter les mesures que nous avons prises pour les personnes âgées", a souligné Jean-François Copé.

"Le premier principe de la République, c'est que chacun respecte la loi."

 

 

puce_little_metal_01Pentecôte: référé du préfet contre une décision d'un maire de Saône-et-Loire

DIJON, 10 mai 2005 (AFP)

Le tribunal administratif de Dijon jugera vendredi s'il doit suspendre en référé une décision d'un maire de Saône-et-Loire accordant le lundi de Pentecôte un congé à ses agents, a-t-on appris mardi auprès du maire et de la préfecture du département auteur de la requête. Philippe Baumel, vice-président (PS) du conseil régional de Bourgogne et maire du Breuil, une commune de 3.900 habitants proche d'Autun, a pris la décision le 25 avril avec ses adjoints de maintenir le lundi de Pentecôte férié pour la quarantaine d'employés communaux, afin de "contester la mesure démagogique prise dans la précipitation par le gouvernement". Le préfet a déféré devant le juge administratif la décision du maire, prise sous la forme d'une note de service, ainsi que la décision du bureau municipal qui l'a précédée, au motif que la mairie avait la possibilité de choisir un autre jour de solidarité que le lundi de Pentecôte, avant fin 2004, ce qu'elle n'a pas fait. De plus, les décisions de la commune sont illégales selon la préfecture car elles ne précisent pas comment sont compensées les heures de travail non effectuées ce jour-là, afin d'atteindre la durée annuelle de travail fixée désormais à 1.607 heures pour les agents des collectivités locales. "Le maire est organisateur du service public municipal. Il peut décider des horaires d'ouverture et donc de travail des agents", a justifié M. Baumel à l'AFP, en précisant que la mairie paierait bien les charges dues au titre de cette journée de solidarité. D'autres municipalités de Saône-et-Loire, notamment Saint-Pantaléon, Saint-Forgeot et Dracy-Saint-Loup, ont pris des dispositions pour maintenir férié le lundi de Pentecôte pour leurs agents municipaux. La préfecture n'a déposé aucun autre recours à ce jour.

 

 

puce_little_metal_01Le SNJ-CGT appelle à une journée de grève le lundi de Pentecôte

AFP 10-05 13:27:05

Le syndicat de journalistes CGT (SNJ-CGT) a appellé mardi dans un communiqué à une journée de grève le lundi de Pentecôte.

"Pour la CGT et son syndicat de journalistes, le SNJ-CGT, le travail du lundi de Pentecôte, ce n'est pas de la solidarité, mais de l'arnaque", déclare le communiqué, estimant que les personnes âgées ne "profiteront pas" de la suppression de ce jour férié.

Selon le SNJ-CGT, de nombreux journalistes travaillent déjà le lundi de Pentecôte, dans les quotidiens, dans les radios, dans les chaînes de télévision et ceux des magazines (écrits et audiovisuels) ont l'habitude de conditions de planning avancé. "Un jour de travail supplémentaire ne changera rien à l'économie des entreprises des médias", ajoute le syndicat.

Le SNJ-CGT appelle donc les journalistes des entreprises où aucun accord n'aurait pu être trouvé pour que leurs employeurs versent la contribution de solidarité sans contrepartie sur leur temps de travail (ou de rémunération) à "observer une grève de 24 heures le lundi de Pentecôte, 16 mai, pour la satisfaction de toutes leurs revendications".

 

 

puce_little_metal_01L'organisation d'examens le lundi de Pentecôte suscite des protestations

Dépèches de l’Education, 10 mai 2005

Plusieurs académies ont prévu d'organiser lundi de Pentecôte des examens facultatifs ou non de BEP, CAP, Bac et BTS, suscitant les protestations de la FCPE et des fédérations enseignantes qui ont déploré que des élèves planchent ce jour de "pagaille" et de grèves.

Au moins 10 académies, selon un décompte provisoire établi par les bureaux de l'AFP, organiseront des examens lundi, jour férié transformé en jour travaillé par le gouvernement pour financer la solidarité avec les personnes âgées et handicapées, ont indiqué les rectorats mardi.

Epreuves facultatives de sport au bac, épreuves nationales obligatoires des BTS de plasturgie, bâtiments travaux publics et communication visuelles, ou encore des épreuves facultatives ou non de BEP et CAP...: les académies de Lille, Amiens, Reims, Nice, Toulouse, Limoges, Strasbourg, Nancy-Metz, Paris et Lyon seront concernées lundi.

"Ce sera la pagaille, donc les élèves ne seront pas dans de bonnes conditions" pour passer leurs examens, a assuré mardi à l'AFP Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, qui a appelé à la grève, aux côtés de la CGT, la CFDT et l'Unsa.

Si les élèves sont sanctionnés en cas de retard, même un jour de grève des transports, ou d'absence pure et simple aux examens, l'absence de l'enseignant examinateur entraîne automatiquement le report de l'épreuve, a précisé à l'AFP le rectorat de Paris.

Il a en outre rappelé que les épreuves facultatives étaient organisées par les établissements eux-mêmes avant le 1er juin et qu'en cas de report en raison de la grève enseignante lundi, les examens pourraient encore se tenir dans les quinze jours suivants.

Mais la plupart des organisations syndicales et de parents d'élèves en ont appelé à la "responsabilité" du ministre de l'Education nationale.

Sans vouloir faire de "procès d'intention", M. Aschieri a enjoint François Fillon de "prendre en compte les réalités et déplacer les examens", tandis que Georges Dupon-Lahitte, président des parents d'élèves FCPE, l'estimait "incapable de répondre aux arguments de fond".

"C'est une gestion aberrante: il reste droit dans ses bottes pour avoir coûte que coûte raison", a-t-il déclaré à l'AFP.

Principale fédération de parents d'élèves, la FCPE a appelé dès fin mars les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école lundi car "les élèves ne sont pas des salariés et leur solidarité peut s'exprimer autrement que par un jour de classe supplémentaire".

"Ce serait faire preuve de mauvaise foi que d'accuser le ministre puisque c'est une décision par académie et que tous les rectorats n'ont pas prévu d'examens", a répondu l'entourage de M. Fillon, en précisant que ces épreuves concernaient à chaque fois "des effectifs réduits d'élèves".

Le lundi de Pentecôte est "un jour comme les autres" et les examens sont prévus longtemps à l'avance: "on ne savait pas qu'il y aurait une grève ce jour-là", a-t-on ajouté.

Le syndicat Unsa des enseignants (SE-Unsa) a cependant dénoncé des "pressions" sur les personnels pour ne pas suivre le mot d'ordre de grève. "Ce sera une cacophonie pas possible", a expliqué à l'AFP Dominique Thoby, chargée des questions revendicatives.

 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte: «l'heure n'est pas à la démagogie», lance Philippe Douste-Blazy au PS

AP | 10.05.05 | 16:59

PARIS (AP) -- «L'heure n'est pas à la démagogie!», a sévèrement lancé mardi le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy aux députés socialistes à moins d'une semaine de la journée de solidarité du lundi de Pentecôte, dont l'opposition réclame l'abrogation.
«Dites-nous où vous trouvez l'argent pour les personnes âgées et les handicapés. Vous le trouvez dans les impôts, dans les charges et également dans la contribution sociale généralisée qui, pour quelqu'un qui est au Smic, est une diminution du pouvoir d'achat scandaleuse», a-t-il dénoncé lors des questions au gouvernement à l'Assemblée. ***
«L'heure n'est pas à la démagogie!», a-t-il lancé. «La protection sociale ne se paiera pas sans augmenter les heures de travail, ce n'est pas possible». «Les 12.000 postes d'infirmière, les 8.500 postes pour les personnes handicapées sont aujourd'hui des postes qui seront payés par les heures de travail et pas par l'impôt».
Le ministre de la Santé a provoqué un véritable tollé sur les bancs socialistes lorsqu'il a de nouveau évoqué la pétition signée notamment par plusieurs députés PS en faveur d'une journée de solidarité. Ulcéré, leur chef de file Jean-Marc Ayrault s'est levé d'un bond de son siège pour se diriger vers le ministre, avant d'être arrêté par un huissier.
Publiée par l'hebdomadaire «La Vie», cette pétition demandait aux députés s'ils étaient prêts à soutenir une initiative permettant aux Français de «faire don de l'équivalent financier d'une journée de travail pour améliorer la situation des personnes handicapées». AP

***NDLR : nous nous permettons de rappeler au Ministre que la baisse de l’impôt sur le revenu a coûté autant que le revenu attendu de la taxe discriminatoire qu’il défend.

 

 

puce_little_metal_01Air France : personnels navigants en grève contre la Pentecôte travaillée

AEROPORT DE ROISSY, 10 mai 2005 (AFP)

De nombreux syndicats de personnels navigants d'Air France ont annoncé mardi avoir déposé un préavis de grève pour le lundi 16 mai afin de protester contre la décision de la direction de supprimer le lundi de Pentecôte, a-t-on appris de sources syndicales. L'intersyndicale, composée des syndicats CFDT, CFTC, FO, Ugict-CGT et Unsa, appelle les hôtesses et stewards à "cesser le travail le 16 mai 2005 à partir de 00H00 jusqu'à 23H59", parce que, selon elle, "la direction applique la loi sur la journée de solidarité en décidant de supprimer purement et simplement une journée de repos". L'Unsa Air France cite des entreprises comme TF1, Total, Shell, Neuf Télécom et Bouygues, qui ont, selon elle, mis en place d'autres mesures "afin d'adapter la journée travaillée sans retirer de jour de congé à leurs salariés". L'intersyndicale parle par exemple de redonner aux salariés "en échange une journée de repos dans l'année", ce que la direction n'a, selon elle, "pas retenu". Selon un tract de l'intersyndicale, "la suppression d'un jour de repos révèle un gain supplémentaire de productivité sans cesse accru depuis plusieurs années, ce qui est inacceptable". La loi instaurant une journée de travail supplémentaire non payée de "solidarité", destinée à financer un plan gouvernemental en faveur des personnes âgées et handicapées, a été votée par le Parlement à la mi-juin. Elle soulève une contestation grandissante dans la fonction publique et un certain nombre d'entreprises.

 

 

puce_little_metal_01Lundi de Pentecôte : faut-il être ouvert ou fermé ?

Le Quotidien du pharmacien, 9 mai 2005

Les pharmacies seront-elles ouvertes ou fermées le lundi de Pentecôte ? Beaucoup d'entre vous se posent la question. La réponse est, en principe, positive. Mais, en pratique, le problème n'est pas si simple. Car si la loi l'impose, cette journée de solidarité, très contestée dans l'opinion, est en outre assez complexe dans sa mise en place. Par ailleurs, le syndicat de médecins généralistes MG-France recommande de fermer les cabinets médicaux ce jour-là et des syndicats de salariés de la pharmacie appellent à la grève, notamment dans la répartition pharmaceutique.


FauDRA-T-il ouvrir l'officine le lundi 16 mai ou bien rester fermé ? Dans toutes les pharmacies de France, la question se pose. Si l'on s'en réfère aux textes législatifs, la réponse est claire : en l'absence d'accord de branche dans la pharmacie d'officine, c'est le lundi de Pentecôte qui doit être retenu comme journée de solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées dépendantes. En pratique, les choses ne paraissent pas si simples.
Il existe, en effet, de nombreux cas de figure qui nécessitent une réponse spécifique. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France en a répertorié une bonne trentaine et son service juridique tente d'y répondre dans « la Lettre du Pharmacien de France » du 5 avril. Cas le plus courant, celui des salariés à temps partiel : le nombre d'heures de solidarité qu'ils doivent effectuer est à calculer au prorata de la durée hebdomadaire de travail prévue dans leur contrat de travail. La journée de solidarité étant de 7 heures pour un salarié à plein-temps, le calcul pour le salarié à temps partiel est donc à effectuer selon la formule suivante : (7 x durée hebdomadaire de travail)/35. La journée de solidarité ne donne pas lieu à une rémunération particulière.

Jour férié et tour de garde.
Mais que faire lorsque la pharmacie est habituellement fermée le lundi ? Dans ce cas, la loi autorise à fixer unilatéralement un autre jour que le lundi de Pentecôte. Même chose pour les salariés qui, à titre individuel, ne travaillent habituellement pas le lundi. Cette journée devra être fixée au plus tard avant le 30 juin 2005. D'une manière générale, le titulaire a d'ailleurs la possibilité de fixer pour l'ensemble de son personnel un autre jour de solidarité que le lundi de Pentecôte, mais à condition de conclure un accord d'entreprise, ce qui nécessite au moins un délégué syndical. N'importe quel jour férié peut être retenu comme journée de solidarité, à l'exception du 1er mai : un jour de RTT ou n'importe quel jour chômé, le principe étant qu'il doit s'agir d'un jour de la semaine habituellement travaillé par le salarié ; ainsi, le dimanche est par principe exclu.
Autre problème spécifique aux professions de santé, le lundi de Pentecôte restant pour le code du travail un jour férié, la journée de solidarité vient se télescoper avec l'organisation des tours de garde. Or, comme on l'a vu au début, en l'absence d'accord de branche, le lundi de la Pentecôte sera cette année considéré comme un jour normal d'ouverture des officines puisqu'il est voué à l'accomplissement de la journée de solidarité. Mais si, au niveau du département, la majorité des officines font le choix d'un autre jour que le lundi de la Pentecôte, ce dernier sera considéré comme un jour de fermeture et pourra donner lieu à service de garde.
On le voit, la mise en place de cette journée de solidarité est loin d'être simple. Il faut cependant retenir qu'il s'agit d'une obligation légale et qu'il n'est donc pas question de s'y soustraire. Rien n'empêche, en revanche, le salarié de déposer ce jour là, avec l'accord de son employeur, un congé ou une RTT.
Les syndicats de titulaires n'ont pas donné de consigne particulière pour cette journée, se contentant de rappeler l'application stricte des textes en vigueur. Comme l'observe Gilles Bonnefond, secrétaire général de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (Uspo), « il s'agit d'une journée de solidarité : il serait assez maladroit que les pharmaciens, qui revendiquent la prise en charge des personnes âgées, et notamment dans les Ehpad (maisons de retraite), ne soient pas solidaires de la journée de solidarité. Ce serait incohérent ».


Cacophonie chez les médecins.
Cependant, l'activité des pharmacies risque de pâtir de la cacophonie qui règne du côté des médecins. Le syndicat de généralistes MG-France recommande en effet à ses adhérents de fermer leur cabinet le lundi de la Pentecôte, tandis que l'Ordre national des médecins annonce « un jour normal, sans majoration de salaire ou d'honoraires ». Opposé au dispositif du médecin traitant, MG-France estime, au contraire, que « le lundi 16 mai reste légalement un jour férié pour lequel l'application d'une majoration des tarifs de l'assurance maladie demeure la règle ». Ce que conteste la Cnam. Pour pallier la fermeture des cabinets, MG-France recommande « l'organisation d'un temps de consultation minimum », sous forme « d'une permanence dans les 280 maisons médicales de garde, d'un médecin d'astreinte au sein des 3 100 secteurs de garde ou d'une présence réduite au sein des cabinets de groupe ». Le syndicat demande que soient alors appliqués les tarifs conventionnels en vigueur, avec la majoration légale des dimanches et jours fériés, portant le prix de la consultation à 39,06 euros.
Pour ajouter à la confusion, certains syndicats de salariés de la pharmacie appellent également à la grève. Ainsi, FO Pharmacie veut faire du lundi de la Pentecôte une journée de revendication sur les salaires. Si le mouvement devrait être peu suivi dans les officines, le syndicat annonce, en revanche, une participation de 70 % dans la répartition. De leur côté, les répartiteurs affirment que le service sera assuré. On le voit, beaucoup d'incertitudes planent sur cette première journée de solidarité, qui constituera un test pour celles à venir.

 

 

puce_little_metal_01Une majorité de français pour que le lundi de Pentecôte reste férié

Culture Femme, 9 mai 2005

C’est ce que révèle le baromètre CSA-L'Humanité-Nouvelle Vie Ouvrière de ce jour.

56% des français soutiennent les appels syndicaux à grève le lundi 16 mai contre 26% qui sont opposés au point de vue des syndicats sur le sujet.

Même si peu réfutent le besoin d’être solidaire des personnes âgées, beaucoup ne croient pas que la meilleure façon de le faire soit de supprimer un jour férié. Ceux-là se demandent notamment par quel miracle le gouvernement va réussir à transformer des cotisations salariales ou patronales en « cagnotte » pour les personnes âgées. D’autres enfin pensent qu’on devrait plutôt mettre l’accent sur des domaines tels que le renforcement des dispositifs de santé et d’urgence.
Parmi ce qui soutiennent le plus les syndicats, la catégorie des ouvriers mène le peloton, suivie des cadres, avec respectivement 66% et 55%. Les employés arrivent en troisième position avec 54%.
Faire du 16 mai, jour jusque-là férié chômé, un jour travaillé en solidarité aux personnes âgées fait polémique depuis plusieurs semaines en France. De nombreux appels à la grève sont d’ores et déjà lancés, comme le préavis déposés par 4 syndicats à la RATP ou encore les chirurgiens…