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La presse de Juin 2005

 

puce_little_metal_01Les enseignants collés une journée par an

L’Humanité, 24/6/05 - Paule Masson

La journée de travail gratuit sera fractionnée pour mieux la camoufler. On infligerait aux enseignants un jour de présence pendant les vacances.

En ces jours de canicule, les personnes âgées vont-elles bénéficier de la « solidarité » des salariés mis au travail forcé afin de financer le « plan dépendance » annoncé par Jean-Pierre Raffarin après l’été meurtrier de 2003 ? L’ex-premier ministre, on s’en souvient, avait décidé de supprimer un jour férié.

La répartition des 2 milliards d’euros récoltés montre déjà que sur les sept heures de travail fournies, moins d’une heure sera réellement affectée aux personnes âgées ! Les principaux bénéficiaires de la mesure restent donc... les patrons. Dans un rapport rendu public hier, l’INSEE ajoute de l’huile sur le feu concernant le bilan déjà très contesté de la mesure. Selon l’institut de statistique, l’impact de ce 16 mai, « à moitié travaillé », serait quasi nul sur la croissance en 2005. Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP et président du comité d’évaluation de la journée de solidarité, a tenté, dès hier, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, de désamorcer ce qui ne va pas manquer d’alimenter une nouvelle polémique : « L’INSEE dit que le pourcentage d’augmentation du produit intérieur brut est voisin de zéro, ils ont raison, mais quand le PIB d’une nation comme la nôtre c’est 1 600 milliards d’euros (...) en une demi-journée, on produit 2 à 3 milliards. »

Le matin même, il a livré, dans un entretien au journal le Parisien, les conclusions du rapport qu’il doit rendre avant la fin de mois de juin. Jean Léonetti a beau avouer que les Français jugent la loi « arbitraire et injuste », il assène que « le principe est bon ». Loin de remettre à plat les bases d’un projet de prise en charge du risque de la dépendance dans le cadre du régime général de la Sécurité sociale, il tente une opération de camouflage du fiasco engendré par la mise au travail forcé le lundi de Pâques dans le Gard et le lundi de Pentecôte ailleurs. « Ce temps donné doit être choisi », préconise-t-il, ce qui signifie qu’il doit être fractionné, réparti, pris sur un jour de RTT, individualisé. Les salariés, seuls soumis à la « taxe Raffarin », devront bien travailler une journée de plus mais cela ne doit plus se voir.

Pour rendre crédible ce marché de dupes, Jean Léonetti doit régler le problème du jour d’ouverture des établissements scolaires. Il suggère donc que le lundi de Pentecôte reste férié dans l’éducation nationale. Lors de ce maudit lundi, parents et enseignants avaient tellement traîné des pieds que nombre de classes étaient restées désertes, un élève sur deux étant absent, selon le bilan de la commission d’évaluation. Résultat, les personnels de l’éducation nationale vont payer la note de ce mouvement de désobéissance. Les enseignants seraient collés une journée entière, ou deux demi-journées, pendant les vacances, celles de la Toussaint étant suggérées. Le député précise même qu’ils devront travailler « sans la présence des élèves ». À quoi cela sert-il ? Là réside toute la question. La FSU a immédiatement dénoncé une « démarche idéologique » qui ne « pourrait être perçue que comme une brimade ». Dans un communiqué, le principal syndicat enseignant précise qu’« ajouter un jour de présence des enseignants en l’absence des élèves n’apporterait rien de plus à la solidarité et n’améliorerait pas le système éducatif ». Ce qui est sûr en revanche, c’est que les enseignants, pourtant exclus des accords de RTT, verraient leur temps de travail augmenté. Au fond, plus les jours passent et plus l’objectif de la suppression d’un jour férié devient limpide. Il s’agit de parvenir à augmenter le temps de travail sans augmenter les salaires, ce qui n’a absolument rien à voir avec la solidarité envers les personnes âgées et dépendantes.

 

puce_little_metal_01Le lundi de Pentecôte n'a rapporté que quelques miettes

Libération, vendredi 24 juin 2005 - Par François WENZ-DUMAS

Selon l'Insee, son impact économique est «très proche de zéro».

Travailler un jour de plus n'a rien rapporté à l'économie française : c'est ce qui ressort d'une étude rendue publique hier par l'Insee. L'impact du premier lundi de Pentecôte travaillé sur la croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2005 devrait être «légèrement positif, très proche de zéro, mais légèrement positif», estime l'Institut national de la statistique et des études économiques. Pour une raison simple : le 16 mai dernier n'a été qu'à moitié travaillé.

Pour en arriver à cette conclusion, l'Insee a retenu deux critères : la consommation d'électricité et l'interrogation d'un panel représentatif d'entreprises. Sur la base de la consommation d'électricité, l'activité supplémentaire observée par rapport à celle d'un lundi férié a été de 55 %, a calculé l'Insee. Ses enquêteurs ont ensuite interrogé 113 des plus grandes entreprises industrielles sur leur niveau d'activité du 16 mai. Les trois quarts d'entre elles ont indiqué «avoir travaillé à des degrés divers», tandis que 25 % ont affirmé ne pas avoir travaillé. Sur celles qui ont répondu avoir travaillé, l'Insee a calculé que la capacité de production en service le 16 mai «équivaut à la moitié (49,5 %) de la capacité de production utilisée les jours ouvrés au cours de la période récente».

Jean-Pierre Raffarin, qui avait institué cette journée de solidarité après la canicule de l'été 2003, pourra toujours se consoler en se disant que cela n'aura pas empêché les entreprises de verser leur contribution. «Quand le PIB d'une nation comme la nôtre, c'est 1 600 milliards d'euros, en une demi-journée comme a été travaillé le lundi de Pentecôte, on produit 2 à 3 milliards», a rappelé le député UMP Jean Leonetti, président du comité d'évaluation de la journée de solidarité. «C'est vrai que ce n'est pas beaucoup en pourcentage, mais, en chiffre absolu, c'est l'argent dont on a besoin pour les personnes handicapées et pour les personnes âgées dépendantes», a-t-il également souligné.

Mais la socialiste Marisol Touraine, secrétaire nationale à la solidarité, «hésite entre stupeur et colère». Selon elle, il n'y a qu'une seule conséquence à tirer de cette première évaluation réalisée par l'Insee : «Le lundi de Pentecôte travaillé n'a plus lieu d'être.»

 

 

puce_little_metal_01Le lundi de Pentecôte n’a pas rapporté gros

20 minutes - Vendredi 24 juin 2005

Un jour pour rien ? Le lundi de Pentecôte, devenu non férié le 16 mai, a été à moitié travaillé, selon une étude de l’Insee rendue publique hier. Pis que cela, l’institut estime que ce supplément d’activité devrait avoir un impact quasi nul sur la croissance cette année.

La Journée de solidarité arrêtée par le gouvernement Raffarin au lendemain de la canicule 2003 visait à dégager 2 milliards d’euros par an pour le financement de la dépendance des personnes âgées et des handicapés. Objectif quand même atteint, selon le député UMP Jean Leonetti, président du comité d’évaluation de la journée. Le lundi de Pentecôte a rapporté « 2 à 3 milliards d’euros » de recettes, selon l’élu. « C’est l’argent dont on a besoin », a-t-il estimé hier.

Pour plus d’efficacité, le député suggère dans son rapport que le lundi de Pentecôte reste férié dans l’Education nationale, mais qu’il soit remplacé par une journée de travail supplémentaire dans l’année pour les enseignants sans la présence des enfants. « Ce jour pourrait être choisi pendant les vacances de la Toussaint ou pourrait être remplacé par deux demi-journées dans l’année », propose-t-il.

 

 

puce_little_metal_01Le Groupe Hutchinson accepte le paiement de la grève du 16 mai.

Haut Anjou - Faits Divers - Publié le 23 Juin 2005

[...] Par ailleurs le syndicat (la CGT, ndlr) indique que suite au mouvement de grève observé le Lundi de Pentecôte, le groupe Hutchinson a accepté le paiement de cette journée.

 

 

puce_little_metal_01Le comité de suivi de la journée de solidarité préconise la fin du lundi de Pentecôte travaillé

AP | 23.06.05 | 08:37

PARIS (AP) -- Le lundi de Pentecôte travaillé c'est fini. C'est du moins l'avis du président du comité de suivi de la journée de solidarité, le député UMP Jean Leonetti, qui se prononce pour le principe d'une telle journée mais préconise «plus de souplesse».
«Le principe est bon», déclare Jean Leonetti dans un entretien publié jeudi dans «Le Parisien/Aujourd'hui en France». «C'est le choix par défaut du lundi de Pentecôte travaillé, notamment dans les services publics et particulièrement l'Education nationale, qu'il faut revoir».
«Il faut retrouver l'esprit de la loi et donner plus de souplesse», estime le président du comité de suivi, qui doit remettre prochainement son rapport au Premier ministre Dominique de Villepin.
Dans l'Education nationale, il préconise «un jour de travail supplémentaire pour les enseignants sans la présence des élèves». Cette journée pourrait être choisie «pendant les vacances de la Toussaint», précise-t-il.
Dans les entreprises, explique Jean Leonetti, «la souplesse serait de leur permettre de fractionner la journée, ce que ne prévoit pas la loi». AP

 

 

puce_little_metal_01Vers une journée de solidarité à la carte

23/06/2005 - LExpansion.com Thomas Bronnec

Jean Leonetti, chargé de faire le bilan du lundi de Pentecôte travaillé, préconise plus de souplesse dans le choix de la journée de solidarité pour les personnes âgées et handicapées. L'Insee estime de son côté que l'impact de cette mesure sur la croissance sera quasiment nul cette année.

L’expérience du lundi de Pentecôte travaillé ne se poursuivra pas l’année prochaine. Mais le principe d’une journée de solidarité pour les personnes âgées et dépendantes, décidé après la canicule de l’été 2003, est maintenu. Simplement, comme l’a assuré jeudi Jean Leonetti, le député UMP chargé de faire le bilan de la mesure, il faudra « être plus souple pour être à la fois plus efficace et plus productif ». Et de préconiser que ce « temps de travail donné soit un temps de travail choisi », comme le prévoit la loi.
 
Autrement dit, chaque entreprise, chaque administration, pourrait décider la forme que revêtira cette journée de solidarité : un jour de RTT en moins, par exemple, ou même des journées fractionnées, ce que ne prévoit pas la loi dans son libellé actuel. Dans l’Education nationale, le lundi de Pentecôte pourrait rester férié, mais les enseignants travailleraient un jour de plus, « pendant les vacances de la Toussaint ou deux demi-journées dans l’année ». C’est ce que préconise Jean Leonetti, qui remettra officiellement son rapport au premier ministre en fin de semaine prochaine.

Cette étude dresse un bilan mitigé de l’application de la journée de solidarité : Jean Leonetti comptabilise 12% de grévistes, un chiffre qualifié de faible. Toutefois, 56% seulement des salariés ont travaillé, certains posant en effet des jours de congé ou de RTT. Parfois même, les entreprises, à l'instar de TF1, ont offert la journée à leurs employés, tout en s’acquittant de la taxe versée en échange d’une journée de production « gratuite ». La production supplémentaire de ce lundi de Pentecôte 2005 a été évaluée par Jean Leonetti à 2 milliards d’euros environ* - pile le montant attendu des recettes de la taxe. Soit 0,125% du PIB. L’Insee ne dit pas le contraire dans une étude publiée jeudi : pour l’institut, ce lundi si particulier devrait avoir un impact « très proche de zéro » sur la croissance 2005. Mais personne n’attendait de ce jour davantage qu’un jour ordinaire. 

*Voici comment Jean Leonetti arrive à ce résultat. Le PIB annuel de la France est de 1600 milliards d’euros environ et il y a 253 jours ouvrés. Chacun de ces jours rapporte donc 6,3 milliards. La journée de Pentecôte, ayant été à moitié travaillée, aurait donc dû rapporter la moitié, soit 3,15 milliards. Mais Jean Leonetti souligne des « effets de déperdition », comme le manque à gagner dans le secteur du tourisme, ou les cantines qui tournent à vide, pour ramener la somme aux alentours de 2 milliards.

 

 

puce_little_metal_01Un jour de vacances de Toussaint plutôt que le lundi de Pentecôte ?

LE MONDE | 23.06.05 | 13h42 Philippe Le Coeur

Il faut "revoir le choix par défaut du lundi de Pentecôte travaillé." La recommandation émane du comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité qui doit remettre, d'ici à quelques jours, ses conclusions au premier ministre, Dominique de Villepin. S'il assure que "le principe" d'une journée de solidarité avec les personnes âgées et dépendantes "est bon" , le député Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), qui préside ce comité, estime qu'il "faut retrouver l'esprit de la loi et donner plus de souplesse" .

IMPACT "PROCHE DE ZÉRO"

Dans un entretien au Parisien, jeudi 23 juin, M. Leonetti relève que le lundi de Pentecôte, "qui était dans la loi considéré comme une exception en l'absence d'accord, est devenu la règle à cause de l'effet d'entraînement de l'éducation nationale" . Il propose donc, pour cette dernière, "un jour de travail supplémentaire pour les enseignants sans la présence des élèves" . "Pendant les vacances de la Toussaint ou deux demi-journées dans l'année" , avance-t-il.

Ces recommandations interviennent alors que l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans une étude publiée le 22 juin, indique que le lundi 16 mai ­ premier lundi de Pentecôte non férié ­ "n'a été que partiellement travaillé" et que l'effet de ce supplément d'activité sur la croissance de la richesse nationale (PIB) produite en 2005 "sera très proche de zéro, mais légèrement positif" .

Pour évaluer cette journée, l'Insee a observé la consommation d'électricité. Celle-ci montre que "la transformation d'un lundi de Pentecôte en un lundi ouvré normal aurait été réalisée pour un peu plus de la moitié" . Cette proportion est corroborée par une seconde analyse : celle de la capacité de production en service dans 113 entreprises industrielles. Le 16 mai, elle se situait "à la moitié de la capacité de production utilisée les jours ouvrés"

 

 

puce_little_metal_01"Une croissance de l'ordre de 0,05% du PIB"

NOUVELOBS.COM | 23.06.05 | 16:24 par Karine Berger, chef de synthèse conjoncturelle à l'Insee

Dans son rapport conjoncturel présenté jeudi 23 juin, l'Insee annonce que la suppression du lundi de Pentecôte en 2005 n'a pas créé de croissance. Travailler plus ne crée-t-il pas de la richesse ?

- Il faut bien voir qu'un jour férié comme un lundi de Pentecôte, c'est déjà un jour qui est en partie travaillé, dans les hôpitaux, dans le secteur touristique… Et un lundi ouvré n'est pas non plus le jour le plus actif en France. Il y a beaucoup de commerces qui restent fermés. Donc, le 16 mai dernier, nous avons eu une activité supérieure à celle d'un jour férié, mais pas de beaucoup. L'activité a représenté environ la moitié d'un jour ouvré moyen: 49,5% selon nous.

Mais vous annoncez même que l'impact sur la croissance est négatif pour le trimestre, comment est-ce possible ?

- Oui, sur un trimestre, le taux de croissance est légèrement négatif. Mais c'est simplement dû aux méthodes de comptabilité: pour pouvoir comparer deux trimestres entre eux, on considère un nombre identiques de jours ouvrés. Et comme le 16 mai n'était pas un jour d'activité comme les autres, il a un impact négatif. 

Par contre, en moyenne annuelle, c'est positif, mais seulement de l'ordre de 0,05% du PIB.

Comment avez-vous pu mesurer la hausse de l'activité le 16 mai ?

- Nous avons observé la consommation d'électricité, dont nous avons des mesures très précises, heure par heure. On sait que pour un jour ouvré, la consommation grimpe dès 7 heures du matin, alors que pour un jour férié, c'est plutôt 10 heures. Le 16 mai, la consommation d'électricité était plutôt au milieu du gué. Mais ces chiffres donnent des indications en terme d'activité, pas en terme d'emploi. Il est par ailleurs possible que des entreprises qui n'ont pas travaillé le lundi de Pentecôte voudront se rattraper en travaillant un autre jour férié. Et cela, on ne peut pas le mesurer.

Propos recueillis par Baptiste Legrand le jeudi 23 juin 2005

 

 

puce_little_metal_01Leonetti suggère une journée de solidarité dans l'Education sans les enfants

AFP 23-06 08:11:25

Le député UMP Jean Leonetti, président du comité d'évaluation de la journée de solidarité, suggère que le lundi de Pentecôte reste férié dans l'Education nationale et préconise une journée de travail supplémentaire dans l'année pour les enseignants mais sans la présence des enfants.

"Le principe (de la journée de solidarité) est bon. C'est le choix par défaut du lundi de Pentecôte travaillé, notamment dans les services publics et particulièrement l'Education nationale, qu'il faut revoir", a indiqué Jean Leonetti dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France de jeudi.

Selon le député UMP des Alpes Maritimes, "ce jour pourrait être choisi pendant les vacances de la Toussaint ou deux demi-journées dans l'année".

Le comité de suivi et d'évaluation de la première journée de solidarité en faveur des personnes dépendantes a été mis en place par l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Il doit remettre ses conclusions avant la fin du mois au successeur de M. Raffarin, Dominique de Villepin. © AFP.

 

 

puce_little_metal_01Peut mieux faire

Libération, jeudi 23 juin 2005 (Liberation - 06:00) Par Patrick SABATIER

Un vieillard averti en vaut deux, et gouvernement échaudé ne se laissera pas carboniser par la canicule comme l'avait été, en 2003, celui de Raffarin. Son incapacité à réagir à la vague de chaleur qui avait entraîné la mort de près de 15 000 personnes lui avait porté un coup dont il ne s'était jamais remis. D'autant qu'il avait ajouté la maladresse à l'incompétence avec le fiasco du lundi de Pentecôte, censé financer son plan de solidarité vieillesse.

Le nouveau ministre de la Santé, Xavier Bertrand, est donc, comme les pompiers face aux incendies de forêts, prêt à monter au front anticanicule, et tous les moyens de l'Etat sont mobilisés pour ne pas se laisser surprendre. Mieux vaut tard que jamais, et il faut se réjouir d'un «plan canicule» qui, s'il n'élimine pas tout risque, devrait éviter une nouvelle hécatombe. La protection des personnes vulnérables devient une tâche centrale du gouvernement dans une société en voie de vieillissement (la France compte déjà plus de 9 millions de seniors de plus de 65 ans) et sur une planète en état de surchauffe climatique ­ en France, + 4 °C de moyenne en 2003 par rapport aux trente années précédentes et de + 4 °C à + 10 °C de hausse prévue d'ici à la fin du siècle. Les journées caniculaires sont d'ores et déjà des journées ordinaires.

Mais le vieillissement de la population ne fait pas problème qu'en été. Un gouvernement responsable devrait s'employer à faciliter la création d'emplois pour l'aide aux personnes âgées, à domicile comme dans les institutions spécialisées, car la France est très en retard par rapport à ses voisins dans ce domaine. Et lutter plus vigoureusement pour réduire l'impact humain sur un changement climatique dont les effets sont visibles et seront durables.

 

 

puce_little_metal_01Un jour à moitié travaillé, selon l'Insee

NOUVELOBS.COM | 23.06.05 | 09:54

En terme d'impact sur la croissance du PIB, le traitement de cette journée ouvrée supplémentaire devrait se traduire par un effet "légèrement négatif, très proche de zéro" selon l'Insee.

Le lundi de Pentecôte, devenu jour ouvré en 2005, a été à moitié travaillé le 16 mai dernier, et ce supplément d'activité devrait avoir un impact quasi nul sur la croissance cette année, estime l'Insee dans une étude rendue publique jeudi 23 juin.
Afin d'évaluer l'activité du lundi 16 mai, l'Insee a retenu deux critères: la consommation d'électricité et l'interrogation d'un panel représentatif d'entreprises.
Sur la base de la consommation d'électricité, l'activité supplémentaire observée par rapport à celle d'un lundi férié a été de 55%, a calculé l'Insee.
Pour "affiner" cette évaluation, 113 des plus grandes entreprises industrielles (représentant près de 39% du chiffre d'affaires des entreprises industrielles de plus de 20 salariés) ont été interrogées sur leur niveau d'activité du 16 mai.
Sur cet échantillon, les trois-quarts des entreprises ont indiqué "avoir travaillé à des degrés divers", tandis que 25% des entreprises ont indiqué ne pas avoir travaillé. Publicité
 

Sur celles qui ont répondu avoir travaillé, l'Insee a calculé que la capacité de production en service le 16 mai "équivaut à la moitié (49,5%) de la capacité de production utilisée les jours ouvrés au cours de la période récente".

Gain nul

En terme d'impact sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), le traitement de cette journée ouvrée supplémentaire devrait se traduire par un effet "légèrement négatif, très proche de zéro" sur la croissance du deuxième trimestre, puisqu'il n'a été que partiellement travaillé.
"Sur la moyenne annuelle 2005, non corrigée des jours ouvrés, l'impact sera également très proche de zéro, mais légèrement positif", ajoute l'Insee.
La "Journée de solidarité" arrêtée par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin au lendemain de la canicule de l'été 2003 (15.000 morts), visait à dégager deux milliards d'euros par an pour le financement de la dépendance des personnes âgées et des handicapés.

 

 

puce_little_metal_01Le Lundi de Pentecôte doit rester férié

NOUVELOBS.COM | 23.06.05 | 16:34

Le comité d'évaluation de la journée de solidarité dresse un bilan contrasté: des profits d'un côté et une mesure "injuste et arbitraire" de l'autre.
 
Le premier lundi de Pentecôte travaillé a rapporté de "2 à 3 milliards d'euros" de recettes grâce à un taux de grévistes assez faible, de l’ordre de 44%, le comité a bien vu que les Français ont obéi à la loi mais qu'ils n’ont pas accepté la mesure. " Ils l’ont jugé ‘arbitraire’ et ‘injuste’", a précisé jeudi 23 juin Jean Leonetti président du comité d'évaluation de la journée de solidarité, en estimant tout de même que l'on en avait besoin pour les personnes handicapées et les personnes âgées dépendantes.

Un pourcentage quasi nul

"L'Insee dit que le pourcentage d'augmentation du produit intérieur brut est voisin de zéro, ils ont raison, mais quand le PIB d'une nation comme la nôtre c'est 1.600 milliards d'euros (..) en une demi-journée comme a été travaillé le lundi de Pentecôte, on produit 2 à 3 milliards", a déclaré le député UMP Jean Leonetti à la presse dans les couloirs de l'Assemblée.
Dans un rapport rendu public jeudi, l'Insee conclut que le lundi de Pentecôte, le 16 mai dernier, a été à moitié travaillé, et que ce supplément d'activité devrait avoir un impact quasi nul sur la croissance en 2005.
Loin des chiffres prévus, cette journée du 16 mai n'aurait rapporté que 50% de ce que génère une journée "normale" travaillée.

Financer les personnes dépendantes et âgées

La "Journée de solidarité" instituée par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin au lendemain de la canicule de l'été 2003 (15.000 morts), visait à dégager deux milliards d'euros par an pour le financement de la dépendance des personnes âgées et des handicapés.
"C'est vrai que ce n'est pas beaucoup en pourcentage, mais en chiffre absolu c'est l'argent dont on a besoin pour les personnes handicapées et pour les personnes âgées dépendantes", a déclaré le député, qui prévoit de remettre son rapport au Premier ministre "à la fin de la semaine prochaine, ou au tout début de la semaine d'après".

Retrouver l'esprit de la loi

Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France de jeudi, Jean Leonetti a estimé que la loi doit être plus souple et que le lundi de Pentecôte reste férié au moins dans l'Education nationale.
Il a cependant préconisé que les enseignants devrait effectué une journée de travail supplémentaire dans l'année, sans la présence des enfants, qui selon lui "ce jour pourrait être choisi pendant les vacances de la Toussaint ou deux demi-journées dans l'année".
Il a souligné qu'il fallait retrouver l’esprit de la loi et négocier avec l'entreprise pour plus de souplesse, faire en sorte que ce temps de travail "donné" soit choisi plutôt qu’imposé.
Selon lui, "le Lundi de Pentecôte n'est que l'exception, par un effet d'entraînement de l'Education nationale, c'est devenu la règle".

 

 

puce_little_metal_01Les députés préfèrent rogner la Toussaint que la Pentecôte

Le Figaro - Guillaume Perrault [22 juin 2005] 

La mission parlementaire chargée de faire le bilan sur la journée de solidarité remettra ses conclusions à Dominique de Villepin au début du mois de juillet

Mieux vaut sacrifier un jour des vacances de la Toussaint que le lundi de Pentecôte : telle est l'opinion majoritaire au sein du comité d'évaluation de la journée de solidarité, dont le rapport doit être remis à Dominique de Villepin début juillet, et qui se réunit aujourd'hui sous la présidence du député UMP Jean Leonetti.

Cette instance, installée le 12 mai par Jean-Pierre Raffarin pour tirer le bilan du premier lundi de Pentecôte travaillé, juge nécessaire d'instaurer plus de souplesse et de liberté dans le choix du jour de congé consacré au financement de la dépendance. Un jour des vacances de la Toussaint viendrait remplacer le lundi de Pentecôte comme journée de solidarité par défaut, c'est-à-dire si les partenaires sociaux n'ont pas déterminé d'autre date. Cette solution est notamment préconisée par Jean-Luc Christ, député UMP du Haut-Rhin, et Yves Lachaud, député UDF du Gard et défenseur intransigeant de la féria de Nîmes, qui siègent tous deux au comité d'évaluation.

La loi de juin 2004, qui institue la journée de solidarité, ne prévoit en effet de travailler le lundi de Pentecôte que faute d'accord de branche ou d'entreprise sur une autre date. Or, cette année, les accords dans le secteur privé sont restés très rares et l'Education nationale a joué un rôle d'entraînement en choisissant le lundi de Pentecôte dans toutes les académies, à l'exception de Montpellier et Belfort. «Tout l'enjeu de notre réflexion est d'éviter que ce scénario ne se renouvelle l'an prochain», souligne Jean Leonetti.

Enseignants et élèves pourraient donc «sacrifier» un jour des vacances de la Toussaint. La date fixée pour la remise du rapport laisse au gouvernement le temps nécessaire pour changer le calendrier scolaire dès la rentrée prochaine. Toutefois, le comité d'évaluation étudie aussi la possibilité de faire travailler les seuls enseignants, dans le cadre d'une journée pédagogique, et de maintenir inchangées les vacances scolaires. Les salariés du secteur privé et de la fonction publique, pour leur part, pourraient choisir une journée de solidarité «à la carte», voire sept heures au choix dans l'année. Contrepartie de cette liberté accrue, le maintien d'une journée de solidarité par défaut permettrait d'éviter une situation anarchique. Les membres du comité d'évaluation sont enfin très divisés sur l'opportunité de soumettre les travailleurs indépendants – 15% des actifs – à la contribution financière exigée des salariés sous forme d'une journée de travail supplémentaire.

 

 

puce_little_metal_01La commission d’évaluation note le refus général d’un jour de travail supplémentaire

Age Village, 12/6/05 - AdV

La commission chargée d’évaluer la mise en œuvre de la journée de solidarité avec les personnes âgées et handicapées admet qu’un consensus se dégage en faveur d’un impôt spécifique, plutôt que d’une journée de travail supplémentaire.

Le président du comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité Jean Leonetti (UMP), a affirmé mardi 7 juin qu'un «consensus» se dégageait en faveur d'un «impôt» spécifique plutôt que d'une journée travaillée non payée. S'exprimant lors du point de presse hebdomadaire du groupe UMP dont il est le premier vice-président, M. Leonetti a ajouté que beaucoup des personnes qu'il a auditionnées «adhéraient à l'idée de plus de souplesse».

«Il apparaît également qu'il y a des solidarités qui ne sont pas négociables» comme celle en faveur «des handicapés et des personnes âgées, qui est consensuelle et partagée, et il y a des solidarités qui le sont», a-t-il dit. Il a expliqué que «la solidarité envers celui qui travaille, paie l'impôt par rapport à celui qui éventuellement échappe au contrôle et se trouve dans un système d'assistanat sans travailler avec des revenus équivalents, était une solidarité constestable et contestée» .

«Il y a consensus là dessus et il y a même un consensus sur un éventuel impôt» finançant la solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées, a ajouté M. Leonetti pour qui «il y a une demande de justice».

CGT ET FNADEPA

La CGT auditionnée le mardi 7 par la mission Léonetti a réitéré son exigence d'une «annulation pure et simple de la mesure».

«La CGT refuse toute notion de travail gratuit, quels qu'en soient la durée, la date, et l'objectif», a déclaré dans un communiqué Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT entendue par la mission. Jeudi 9 juin à Marseille Claudy Jarry, le président de la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) a déclaré de son côté que «la suppression d'un jour férié a fait naître de grandes attentes et provoqué de grandes déceptions» quant aux espoirs d'amélioration de la qualité des soins et de diminution de la contribution des familles, a souligné, président de la Fnadepa, réunie à Marseille pour son congrès annuel national.

«Les 171 millions d'euros qu'on nous a promis vont mettre beaucoup de temps à arriver et ils sont une goutte d'eau dans la mer», a-t-il déploré, soulignant que «peu de choses vont changer». «Le risque, c'est que le soufflé provoqué par la canicule ne retombe, que la société ait l'impression d'avoir déjà donné avec le jour férié, et qu'on continue à foncer droit dans le mur», a souligné M. Jarry.

«Les établissements n'ont pas les moyens d'accomplir ce qu'on attend d'eux, il faut donc avoir le courage politique de trouver d'autres solutions, la suppression d'un nouveau jour férié, la levée d'un nouvel impôt, ou encore l'abandon par le secteur public de l'accueil des personnes âgées, qui pourrait être laissé au secteur privé», a-t-il souligné.

 

 

puce_little_metal_01Un impôt plutôt qu'un jour travaillé ?

NOUVELOBS.COM | 09.06.05

Selon le président du comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité, un "consensus" se dégage pour un "impôt" spécifique.

Le président du comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité Jean Leonetti (UMP), a affirmé mardi 7 juin qu'un "consensus" se dégageait en faveur d'un "impôt" spécifique plutôt que d'une journée travaillée non payée. S'exprimant lors du point de presse hebdomadaire du groupe UMP dont il est le premier vice-président, Jean Leonetti a ajouté que beaucoup des personnes qu'il a auditionnées "adhéraient à l'idée de plus de souplesse". "Il apparaît également qu'il y a des solidarités qui ne sont pas négociables" comme celle en faveur "des handicapées et des personnes âgées, qui est consensuelle et partagée et il y a des solidarités qui le sont", a-t-il dit. Il a expliqué que "la solidarité envers celui qui travaille, paie l'impôt par rapport à celui qui éventuellement échappe au contrôle et se trouve dans un système d'assistanat sans travailler avec des revenus équivalents, était une solidarité contestable et contestée".

"Demande de justice"?

"Il y a consensus là dessus et il y a même un consensus sur un éventuel impôt" finançant la solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées, a ajouté Jean Leonetti pour qui "il y a une demande de justice". De son côté, le président du groupe Bernard Accoyer s'est montré critique sur la journée de solidarité qui, cette année, a essentiellement porté sur le lundi de Pentecôte travaillé. "Nous avions insisté, a-t-il dit, sur une journée de solidarité diversifiée de manière à ce qu'il n'y ait pas une spécification sur la suppression d'une journée en particulier, le lundi de Pentecôte". "Si les députés avaient été mieux entendus, a-t-il ajouté, Jean Leonetti ne serait pas conduit à mener l'action qu'il mène pour permettre in fine, pour l'année prochaine, une application sans problème". Il a estimé que "cette question avait probablement, elle aussi, pesé, mais de façon marginale, sur les résultats" du référendum du 29 mai sur la Constitution européenne.

 

 

puce_little_metal_01Leonetti: "consensus sur un impôt" plutôt que journée travaillée non payée

AFP 07.06.05 | 13h45

Le président du comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité Jean Leonetti (UMP), a affirmé mardi qu'un "consensus" se dégageait en faveur d'un "impôt" spécifique plutôt que d'une journée travaillée non payée.

S'exprimant lors du point de presse hebdomadaire du groupe UMP dont il est le premier vice-président, M. Leonetti a ajouté que beaucoup des personnes qu'il a auditionnées "adhéraient à l'idée de plus de souplesse".

"Il apparaît également qu'il y a des solidarités qui ne sont pas négociables" comme celle en faveur "des handicapées et des personnes âgées, qui est consensuelle et partagée et il y a des solidarités qui le sont", a-t-il dit.

Il a expliqué que "la solidarité envers celui qui travaille, paie l'impôt par rapport à celui qui éventuellement échappe au contrôle et se trouve dans un système d'assistanat sans travailler avec des revenus équivalents, était une solidarité constestable et contestée".

"Il y a consensus là dessus et il y a même un consensus sur un éventuel impôt" finançant la solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées, a ajouté M. Leonetti pour qui "il y a une demande de justice".

De son côté, le président du groupe Bernard Accoyer s'est montré critique sur la journée de solidarité qui, cette année, a essentiellement porté sur le lundi de Pentecôte travaillé.

"Nous avions insisté, a-t-il dit, sur une journée de solidarité diversifiée de manière à ce qu'il n'y ait pas une spécification sur la suppression d'une journée en particulier, le lundi de Pentecôte". "Si les députés avaient été mieux entendus, a-t-il ajouté, Jean Leonetti ne serait pas conduit à mener l'action qu'il mène pour permettre in fine, pour l'année prochaine, une application sans problème".

Il a estimé que "cette question avait probablement, elle aussi, pesé, mais de façon marginale, sur les résultats" du référendum du 29 mai sur la Constitution européenne.

 

 

puce_little_metal_01Un impôt pour remplacer la journée de solidarité ?

TF1.fr, 7 juin 2005

Après la polémique autour du lundi de Pentecôte travaillé, le président du comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité a évoqué son éventuel remplacement par un impôt spécifique. Mais aucune proposition concrète n'est encore arrêtée.

Au lendemain d'un lundi de Pentecôte agité, Jean-Pierre Raffarin avait promis un bilan. Une commission ad hoc avait été mise en place : le comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité, composé de parlementaires de droite, ainsi que de personnalités issues du milieu patronal et de la haute fonction publique, qui s'est mis au travail le 17 mai, et dont les conclusions sont attendues d'ici la fin du mois. D'emblée, le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo (reconduit au même poste dans l'actuel gouvernement), avait évoqué des "assouplissements" à venir. Un besoin de souplesse sur lequel le président du comité, le député UMP des Alpes-Maritimes Jean Leonetti, est revenu mardi, en évoquant l'hypothèse d'un impôt pour remplacer cette journée.

S'exprimant lors du point de presse hebdomadaire du groupe UMP dont il est aussi le premier vice-président, Jean Leonetti a indiqué que beaucoup des personnes qu'il a auditionnées "adhéraient à l'idée de plus de souplesse". Evoquant "des solidarités qui ne sont pas négociables" comme celle en faveur "des handicapées et des personnes âgées, qui est consensuelle et partagée", il a fait état d'un "consensus sur un éventuel impôt" finançant ce type de solidarité. Il a toutefois précisé, dans un second temps, qu'aucune décision dans ce sens n'avait été arrêtée. "Le comité d'évaluation est au travail, le moment venu, il rendra compte de ses propositions", a-t-il fait savoir dans un communiqué, en précisant que pour l'heure, il "n'envisageait pas d'impôt supplémentaire spécifique en remplacement de la journée de solidarité".

Accoyer plaide pour une journée de solidarité diversifiée

Avant cette hypothèse, évoquée à demi-mot, d'un nouvel impôt, d'autres membres du comité, comme le député UMP du Haut-Rhin Jean-Louis Christ, avaient déjà mis en avant d'autre solutions possibles : mettre en place "sept heures de solidarité à la carte", rétablir la vignette automobile, taxer les assurances ou encore raccourcir d'un jour les vacances de la Toussaint...

Se plaçant au contraire dans l'hypothèse d'une reconduction de la journée de solidarité, le président du groupe Bernard Accoyer, s'exprimant également mardi, s'est montré critique sur sa mise en place, qui a essentiellement porté sur le lundi de Pentecôte travaillé. "Nous avions insisté, a-t-il dit, sur une journée de solidarité diversifiée de manière à ce qu'il n'y ait pas une spécification sur la suppression d'une journée en particulier, le lundi de Pentecôte. Si les députés avaient été mieux entendus, Jean Leonetti ne serait pas conduit à mener l'action qu'il mène pour permettre in fine, pour l'année prochaine, une application sans problème".