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La presse de janvier 2005

puce_little_metal_01La feria de Nîmes maintenue le lundi de Pentecôte, assure le maire

PARIS, 31 jan 2005 (AFP)

Le maire (UMP) de Nîmes Jean-Paul Fournier a assuré lundi que la feria de Nîmes serait maintenue le lundi de Pentecôte, décrétée par le gouvernement journée de solidarité en faveur des personnes âgées. Le département du Gard a décidé de fixer la journée de solidarité le lundi de Pâques, afin de préserver la feria. La décision de ne plus faire du lundi de Pentecôte un jour férié a été prise "sans concertation avec les élus", a déploré M. Fournier lors d'une conférence de presse à Paris, rappelant que la feria de Nîmes accueillait un million de personnes sur cinq jours, dont 60 % de visiteurs extérieurs au département du Gard. "Si l'on ampute la feria d'une journée, cela va beaucoup coûter à l'économie locale", a-t-il souligné, ajoutant que sa municipalité allait lancer une campagne de communication. Une campagne d'affichage sera lancée mardi à Nîmes et dans les gares et aéroports parisiens. Par ailleurs, le directeur des arènes de Nîmes Simon Casas a été chargé de faire une "programmation tauromachique exceptionnelle" le lundi matin, afin de "fixer les visiteurs". En novembre, Jean-Pierre Raffarin a confirmé aux recteurs d'académie que le lundi de Pentecôte 2005 serait travaillé dans toutes les écoles sauf exception locale et qu'une évaluation serait ensuite faite pour savoir si ce choix est maintenu en 2006.

 

 

puce_little_metal_01CNT Education - Gard : Nous ne travaillerons pas le lundi de Pâques !

CNT 30 - 29/1/05

  • Faire la charité, c’est bien. La faire faire par les autres, c’est mieux. On oblige ainsi son prochain, sans se gêner soi-même. (Alphonse Allais)

Nous avons un gouvernement qui justifie l’injure passée par l’injure nouvelle, et ne trouve toujours qu’un seul coupable aux différents malheurs dont souffre le pays : l’ensemble des salariés.

C’est ainsi que’à l’été 2003, ayant abordé avec une rare incurie l’épisode navrant de la canicule et ses milliers de morts, il ne trouva pas, prétendit-il, de meilleur palliatif à cette surprise climatique que de rétablir la corvée (abolie deux siècles auparavant par la Constituante), sous la forme d’une journée de travail supplémentaire qui ne sera pas, dans la plupart des cas, rémunérée.

Les enseignants du Gard sont invités à inaugurer ce nouvel impot, qui les touchera 40 jours avant tout le monde, le lundi de Pâques 28 mars, préféré, pour cause de féria, au lundi de Pentecôte généralement visé par le décret.

Par sa nature même, cet impot ne s’abat que sur les employés : ni les professions libérales, ni les travailleurs indépendants, ni les employeurs n’y sont astreints. Il ne touche ni les profits commerciaux, ni les revenus de rente. Il est donc d’une injustice criante, ne concerne que 40% des personnes ayant des revenus dans ce pays, salaires et traitements, rarement mirobolants, et comme les laborieux ont dans l’ensemble une espérance de vie infèrieure à celle des classes plus privilégiés, c’est précisément la classe qui profitera le moins de cet impot qui y est seule soumise.

Cet impot sera-t-il productif ?

Bien des économistes en doutent : l’Etat n’y gagnant rien directement, il faudrait que cet impot dû aux employeurs développe l’activité pour que, dans un second temps, de l’argent rentre dans les caisses : mais le concessionnaire Renault de Nîmes vendra-t-il plus de voitures parce que les ouvriers de Flins en auraient produit plus ? Le boulanger du coin vendra-t-il plus de pain sur l’année ? Rien n’est moins sûr.

En revanche, tous les professionnels du tourisme crient à la catastrophe. Le dimanche soir et le lundi de la féria ne devront compter que sur les consommateurs gardois, et le week-end de Pâques semble compromis. Pour ce qui est des enseignants, la perte est sèche pour la collectivité : certes, on ne nous payera pas, mais il faudra bien payer les charges des locaux scolaires, subventionner cantines et transports un jour de plus, et rembourser les frais de déplacement des personnels qui y ont droit.

Ce n’est pas pour un gain si douteux que ce gouvernement fait aux citoyens de la république l’injure d’un retour aux moeurs d’ancien régime, quand on réquisitionnait les serfs pour travailler gratuitement chez les seigneurs. Cette extraordinaire initiative n’avait en réalité qu’un seul but : briser sans faire trop de bruit la loi des 35 heures.

Dans l’émotion de l’hécatombe caniculaire, la mesure se présenta sous les dehors d’un téléthon à l’usage des gens qui n’ont pas d’argent, mais qui pouvaient donner un peu de leur temps et de leur force pour conserver en vie les pauvres vieux solitaires et déshydratés.

(demain nous dira-t-on que les surcroits de TVA escomptés n’étant pas au rendez-vous, on n’a pas pu installer la clim chez tous ces grabataires ?)

On grogna donc un peu, mais pas trop fort, c’eût été mauvais genre : deux mois plus tard, on apprit par la presse que, pas de bol, ça coinçait au niveau légal, et qu’on devait ouvrir des négociations entreprise par entreprise pour modifier au coup par coup la loi sur la Réduction du Temps de Travail, dont on voyait bien ainsi qu’il fallait « l’assouplir. » On vota dans l’urgence l’augmentation du contingent annuel d’heures travaillées, tout en agitant le chiffon du Lundi de Pentecôte pour détourner l’attention.

Cette brèche étant faite, l’eau a vite coulé sous les ponts : en ce début février, on discute et l’on vote à l’assemblée la loi « d’assouplissement » des 35 heures, mesure qui permettra à terme d’abaisser le coût réel de l’heure travaillée, et engendrera des profits autrement plus importants que ceux, hypothétiques, de la suppression d’un jour férié.

Bien que le but réel de cette suppression soit atteint, on ne nous rendra pas cette journée : ce serait avouer trop clairement l’entreprise de socratisation des salariés qui lui était attachée.

Et l’on nous confirme qu’absurdement les enseignants du Gard, en dépis des coûts supplémentaires que cela implique, viendront, pour l’exemple, travailler le 28 mars.

Ce sera sans les enseignants de la CNT, ni leurs sympathisants. Puisqu’on fait l’honneur aux gardois d’être les premiers à subir cette loi malhonnête, nous ne manquerons pas de donner l’exemple, en effet.

Nous serons en grève ce jour là !

CNT AIT

 

 

puce_little_metal_01La fête 2005 de Lutte Ouvrière maintenue à la Pentecôte

Lutte ouvrière n° 1904 du 28 janvier 2005

Comme chaque année, la Fête parisienne de Lutte Ouvrière se déroulera le week-end de la Pentecôte, c'est-à-dire, cette année, les samedi 14, dimanche 15 et lundi 16 mai 2005.

Comme chacun le sait, Raffarin a décidé, soi-disant pour pouvoir aider les vieux, de supprimer le caractère férié du lundi de Pentecôte, en exigeant ainsi une journée de travail gratuit de tous les salariés, au grand bénéfice du patronat car, de ce bénéfice, une bien faible partie, si même il y en a une, servira à améliorer les conditions de vie des vieilles personnes, que ce soit dans les maisons de retraite ou à leur domicile.

Un aspect mineur de ce geste réactionnaire est que notre fête, qui se déroulait jusque-là pendant trois jours, le samedi, le dimanche et le lundi, sera amputée, le lundi, d'une grande partie de son public.

Nous avons cependant décidé de maintenir, envers et contre tout, notre fête sur trois jours.

Elle ouvrira donc le samedi 14 mai dès 9 heures du matin, jusqu'au lundi soir 16 mai à 20heures. Le bal de nuit habituel aura simplement lieu la nuit du samedi au dimanche, au lieu de la nuit du dimanche au lundi comme les années précédentes.

Il est encore trop tôt pour donner des indications sur le programme artistique, mais nous pouvons déjà dire que les habitués de la Fête de LO y trouveront bien des nouveautés sur le plan des attractions.

Rappelons que la quasi-totalité des jeux sont gratuits et que toutes les attractions le sont entièrement.

Rappelons aussi que ceux qui nous aideront à maintenir et à réussir notre fête, en achetant leur carte d'entrée et des bons à l'avance, bénéficieront de réductions très sensibles en fonction de la date d'achat.

Alors, amis lecteurs, retenez d'ores et déjà les dates des 14, 15 et 16 mai 2005, et vous ne le regretterez pas.

Vous y avez rendez-vous avec nous pour faire la fête, bien manger, bien boire mais avec tempérance, et vous amuser, vous distraire, vous instruire des dernières découvertes de la science et discuter politique, si vous le voulez, avec qui vous voudrez.

 

 

puce_little_metal_01La FNADEPA dévoile l’arnaque : seul 50% des ressources de la journée de corvée seront affectées aux personnes âgées.

Communiqué FNADEPA, repris par Senior Info, 26 janvier 2005

« On peut se livrer à bien des spéculations sur toutes sortes de faits dits « de société ». Sur toutes sortes de chiffres aussi… […] Aujourd'hui, 800 000 personnes âgées vivent en institution. D'ici 2020 un français sur trois aura plus de 65 ans. Tous ces vieux viennent et viendront grossir les rangs des maisons de retraite, comme une armée silencieuse que rien n'arrête. Que fait-on pour les accompagner dignement ? » s’interroge Claude Jarry, président de la Fédération Nationale des Associations de Directeurs d'Etablissements et services pour les Personnes Agées (Fnadepa).

Les adhérents de la Fnadepa se posent la question et s'inquiètent pour l'avenir. Et d’ajouter que « bien accompagner les plus dépendants cela implique de passer du temps auprès d'eux pour les regarder, les voir et les entendre : une solitude de vieille, un désespoir de vieux demandent du temps d'écoute. Pour « prendre soin » au sens propre, comme au sens figuré, il faut des personnels qualifiés et compétents… Des « pros » du grand âge, solidement formés. »

« Après la canicule de 2003, le plan vieillissement et solidarité apportait un vrai et grand espoir pour les personnes âgées, leurs familles et les personnels » précise le communiqué de cette fédération. « Si l'effort social est bien présent, les sommes induites par un jour férié travaillé sont insuffisantes puisque 50% seulement seraient consacrés aux personnes âgées ! Les ambitions affichées sont revues à la baisse, l'accompagnement reste insuffisant, le temps manque encore et la qualité attendue ne saurait être atteinte dans ces conditions » conclut le communiqué.

 

puce_little_metal_01CFDT, CFTC, CGT et FO appellent à des "actions locales" le 5 février.

LE MONDE | 12.01.05 | 14h10

Les réformes des retraites et de l'assurance-maladie les avaient laissés divisés. Le projet du gouvernement de revenir sur les 35 heures les ressoude. Mardi 11 janvier, CFDT, CFTC, CGT et FO se sont mis d'accord pour manifester, ensemble, le samedi 5 février. Seule la CFE-CGC a refusé de se rallier à cette initiative qui ne sera pas exclusivement ciblée sur les 35 heures.

A l'issue de la réunion qui a eu lieu mardi à Paris au siège de la CFTC, les quatre confédérations syndicales ont en effet publié un communiqué indiquant que la mobilisation "portera sur le temps de travail, les 35 heures et la journée de solidarité - suppression d'un jour férié -", mais aussi "sur l'exigence de vraies négociations salariales dans le public et le privé, pour permettre le développement du pouvoir d'achat, sur le développement de l'emploi et sur la défense du code du travail menacé par les dérégulations".

La CFE-CGC, qui avait envoyé un observateur à la réunion, a lu une déclaration et quitté la salle au bout de vingt minutes. "La CFE-CGC ne partage pas l'analyse des autres organisations syndicales. L'énorme majorité (80 %) des cadres et techniciens au forfait souhaite racheter des jours de RTT qu'ils perdent ou dont ils ne profitent pas aujourd'hui", a indiqué le syndicat.

CFDT, CFTC, CGT et FO, auxquels se joindront l'UNSA et l'Union syndicale Solidaires qui n'avaient pas été conviées à la réunion, vont demander à leurs organisations locales de se rencontrer "pour mettre en œuvre les différentes formes de mobilisation et d'action". Les manifestations ne seront en effet organisées que localement ou régionalement pour permettre, notamment, aux salariés du privé et des petites entreprises de se mobiliser, ont expliqué les dirigeants syndicaux.

DÉPASSER LES DÉSACCORDS

En élargissant la mobilisation à d'autres thèmes que la seule défense des 35 heures, les syndicats ont pu dépasser leurs désaccords et accorder leurs différentes priorités. La réunion n'a duré qu'un peu plus d'une heure. "Nous n'avons eu aucun mal à nous mettre d'accord", a commenté Jacky Dintinger (CFTC). Et Maryse Dumas (CGT) s'est félicitée que les syndicats aient trouvé "sur des éléments essentiels, les moyens de se rassembler" et de fédérer les mécontentements.

"Nous avions des divergences avec la CFDT lors de la construction des 35 heures, elles se retrouvent lors de leur déconstruction", a indiqué René Valladon (FO). Il a précisé que "la question salariale restait la priorité pour FO et que la défense du mythe des 35 heures n'était pas vraiment ce qui les mobilisait".

Pour la CFDT au contraire, c'est bien la remise en cause de la RTT qui est au cœur de la future mobilisation. "Nous demandons qu'il n'y ait aucune mesure législative concernant les 35 heures", a déclaré Michel Jalmain, l'un de ses responsables.

"Il s'agit de porter un coup d'arrêt à la remise en cause du temps de travail, mais bien en considérant les objectifs de l'emploi et du pouvoir d'achat", a-t-il ajouté. Les responsables syndicaux ont indiqué qu'ils ne voyaient pas l'intérêt d'augmenter le contingent d'heures supplémentaires, celles-ci n'étant pas actuellement toutes utilisées.

"Les syndicats se trompent de combat", a réagi le ministre délégué aux relations du travail, Gérard Larcher, dans un entretien au quotidien Les Echos (12 janvier 2005). "La durée légale du travail ne va pas bouger. Il faut permettre aux entreprises et aux salariés de sortir, par le dialogue social, du carcan créé par les lois Aubry", explique-t-il.

Cette unité syndicale "reconstituée" a réjoui le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui a déclaré, mardi, "que la méthode - une proposition de loi plutôt que la négociation - et le résultat - une amputation supplémentaire du pouvoir d'achat des salariés - ont de quoi stimuler la mobilisation".

Rémi Barroux

 

puce_little_metal_01Journée de solidarité : les élèves ne sont pas concernés !

FCPE, 11 01 2005

Deux départements (Gard et Territoire de Belfort) ont déjà annoncé que la journée de solidarité serait fixée au lundi de Pâques et non au lundi de Pentecôte pour les personnels de l’Education nationale.

La FCPE rappelle que cette journée dite « de la solidarité » concerne les salariés, et pas les élèves.

L’arrêté du ministère de l’Education nationale précise que « pour la période allant du 1er juillet 2004 au 30 juin 2005, la journée de solidarité prévue à l’article L-212-16 du code du travail est fixée pour les fonctionnaires et les agents non titulaires (…) placés sous l’autorité du ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche au lundi 16 mai 2005 ».

Si le Recteur accorde une dérogation aux personnels (par exemple lundi de Pâques au lieu du lundi de Pentecôte) les élèves ne sont pas davantage concernés.

Les parents ne devraient donc pas se voir reprocher l’absence de leurs enfants s’ils ne vont pas à l’Ecole ce jour-là.

 

Contact Presse : Laurence GUILLERMOU – Tél. : 01.43.57.16.16.

 

 

puce_little_metal_01Les élèves du Gard travailleront le lundi de Pâques...

AFP, 5/01/2005

Afin de préserver la feria de Nîmes qui se déroule lors de la Pentecôte, le recteur de l'académie de Montpellier a fixé au lundi de Pâques pour le Gard la journée de solidarité décidée par le gouvernement en faveur des personnes âgées. Les élèves du Gard devront ainsi se rendre à l'école le 28 mars prochain qui restera un jour férié pour les enfants des autres départements de la région Languedoc-Roussillon. En revanche, les écoles gardoises seront fermées le 16 mai lors du lundi de Pentecôte. Durant cette période, la traditionnelle feria de Nîmes, l'une des principales places tauromachiques françaises, rassemble, en cinq jours, un million de personnes dans la capitale gardoise. Selon la municipalité nîmoise, la supression du lundi férié de la Pentecôte représenterait une perte de plus de 2 millions d'euros pour le commerce local, soit près du quart du chiffre d'affaires officiel de la manifestation.