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Dernière mise à jour le 06/12/09 23:05:21

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la Démocratie bafouée

Signal_noteUn projet de loi élaboré sans aucune concertation, et rejeté unanimement dès son annonce.

Rares sont les projets ayant réuni une telle unanimité. Contre eux.

Dès le départ, le projet de loi a été élaboré sans étude économique sérieuse, et en l’absence de toute concertation.

Ni avec les partenaires sociaux, ni avec les représentants du monde du tourisme et de l’hôtellerie, ni avec les représentants du monde sportif, culturel, associatif, ni avac les professionnels de la santé, ni ceux de la dépendance, ni les élus locaux, ni avec les Eglises. Le Gouvernement n’a cru bon de parler à personne.

Certaines informations ayant néammoins filtré au dehors, le projet de loi a immédiatement fait naître des informations contradictoires, des polémiques et des contestations. Devant ce début de révolte, le Premier ministre a dû faire en catastrophe l’annonce officielle de son projet de suppression du lundi de Pentecôte, le 5 novembre 2003.

Dès les jours suivants, les protestations n’ont pas cessé de pleuvoir. Refus unanime de toutes les caisses de sécurité sociale; Protestation de la FFF; protestations véhémentes des fédérations taurines; Protestations des organismes de tourisme, de l’hôtellerie (qui négociait alors la réduction de son taux de TVA...); contestation par l’OCDE; Protestation des Maires; Protestation de l’Eglise Catholique; etc.

Parmi les opposants les plus fermes du début : M. Fillon. Comme on change...

 

Signal_noteUn projet de loi imposé par contrainte à l’Assemblée Nationale, malgré une majorité absolue hostile.

Il a fallu 8 mois au Gouvernement pour faire voter cette loi par l’Assemblée, à cause des nombreuses protestations qu’elle a soulevé.

Hors l’UMP, les autres groupes politiques étaient unanimement contre.

De plus, au sein de l’UMP, 108 députés ont exprimé leur opposition.

Si l’on ajoute ces 108 députés aux députés inscrits des autres groupes, le nombre des opposants était de 310, sur un total de 577, soit une large majorité opposée à la taxe Pentecôte.

Que reste-t-il de la démocratie ?

 

 

Signal_noteUn rejet populaire massif : 8 français sur 10 sont opposés à la taxe Pentecôte.

Côté France, au lendemain d’une canicule meurtrière, l’émotion était telle que le côté boy-scout a séduit momentanément.

Puis on s’est vite rendu compte que ce nouvel impôt était discriminatoire, que l’argent n’irait pas aux anciens, mais dans le pot commun d’un budget déficitaire, que techniquement, cela posait davantage de problèmes que cela n’en résolvait. Et très vite, les tendance se sont inversées.

Dès 2004, ce sont entre 60 et 85% des français qui sont opposés à la mesure, et cette proportion n’a plus jamais varié.

Un récent sondage (février 2005) commandé par l’UMP, fait apparaître le lundi de Pentecôte en troisième position des motifs pour lesquels les électeurs ne voteront pas UMP de nouveau. 

Mesure imposée par un homme seul. Mesure imposée contre l’avis technique des professionnels concernés. Mesure imposée malgré les protestations des milliers de personnes qu’elle lèse. Mesure imposée contre la représentation parlementaire. Mesure imposée contre une majorité absolue de Français.

Que croyez-vous que fait M Raffarin ? il veut “expliquer, par reculer”. Ce n’est pas la mesure qui est mauvaise, voyez-vous, c’est vous qui n’avez rien compris...

M. Raffarin estimait-il être un Premier Ministre de droit Divin ?

 

76% des Français opposés à cette «journée de solidarité», selon le sondage Louis Harris du 2 mai 2005.

    AP | 02.05.05 | 19:44 - PARIS (AP) -- Plus des trois quarts des Français (76%) considèrent que la suppression du lundi de Pentecôte chômé, «journée de solidarité» décidée par le gouvernement, va plutôt dans le mauvais sens, selon un sondage Louis-Harris pour «Yahoo!», «Libération» et «I-Télé» rendu public lundi.
    A l'inverse, seulement 18% des personnes interrogées trouvent que cette solution destinée à venir en aide aux personnes âgées et handicapées va plutôt dans le bon sens, tandis que 6% ne se prononcent pas.
    (sondage réalisé par téléphone les 29 et 30 avril auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus - méthode des quotas). AP

79% des français (au 21 mai 2005) demandent au Gouvernement de maintenir le caractère férié du lundi de Pentecôte (sondage Expression Publique, dont les résultats sont transmis à Mme Vautrin, secrétaire d’Etat aux personnes âgées : voir les résultats.)

 

 

Signal_noteLes enfants, pris en otage (2005), puis libérés (2006). Et en 2007 ?

Les députés UMP étant fortement hostiles à la loi, ont obtenu non pas - hélas - le retrait du projet, mais ce que le Gouvernement appelle une certaine “souplesse” dans le choix du jour férié.

La loi, votée par la représentation parlementaire, prévoyait que les entreprises pourraient choisir un autre jour que le lundi de Pentecôte, moyennant un accord d’entreprise. Cette souplesse a vite disparu...

En effet, en 2005 le Ministère de l’Education Nationale, se défaussant peu courageusement de ses responsabilité sur les épaules mercenaires des Recteurs, à imposé à l’Education Nationale le choix du Lundi de Pentecôte.

Et dès lors que les enfants sont pris en otage par l’école, quelle liberté de choix reste possible pour leurs parents, et les entreprises qui les emploient ?

Cette prise d’otage est aberrante, car, comme l’affirme maintenant M Léonetti, vice président du groupe UMP, les enfants ne sont pas assujettis à cette loi qui prévoit explicitement l’exonération des salariés mineurs. Or les élèves sont en général mineurs, mais en plus, ils ne sont pas salariés.

De plus, non seulement le travail de l’Education Nationale ne crée aucune richesse industrielle, mais a un coût considérable, qui devra être payé par la collectivité : transport scolaires, cantines, locaux, infrastructures collectives... ouvertes pour des élèves absents.

Les mêmes consignes ont été discrètement transmises aux autres services de l’Etat. Après le mépris de la représentation parlementaire, c’est le mépris de l’esprit de la loi votée par la représentation parlementaire. On arrête pas le progrès...

En 2006, changement d’orientation. Face au fiasco de 2005, où la quasi-totalité des établissements avaient accueilli au mieux un élève sur deux et souvent un sur quatre, où des écoles avaient dû fermer leurs portes, faute d’élèves, où 70% des élèves étaient par exemple absents dans l'académie d'Aix-Marseille, 75% dans celles d'Amiens et de Lille, et 87% des collégiens et lycéens dans l'Aveyron, ou le gaspillages des cars scolaires circulant à vide ont coûté 100.000 euros dans le Gard, et 200.000 dans la ville de Nîmes, le Premier ministre se rend aux arguments que le CAL avait développé depuis plus d’un an. Il ordonne au Ministre de l’Education, Gilles de Robien, de libérer les élèves. Ceux-ci seront donc en vacances, mais leurs professeurs seront tenus de passer une journée de plus en discussions sur le projet pédagogique des écoles. Dans quel but ? Certainement pas de gagner de l’argent, puisque ce travail professoral ne rapporte rien au PIB, mais que l’Etat est tenu de faire fonctionner des infrastructures un jour de plus, et de payer la taxe de 0.3% sur la masse salariale des profs...

Et en 2007, que va-t-il se passer, encore ?

 

 

Signal_noteLa pollution irresponsable du débat Européen.

29 mai 2005, référendum sur la constitution de l’Europe.

Les sondages faisant état de la progression du Non, dans le camp du Oui, c’est la mobilisation. A tel point que M Chirac, résidant habituellement juste au dessus de la France d’en haut, en est redescendu momentanément pour se lancer en personne dans la campagne. Peu à l’aise dans des débats avec les grandes personnes, c’est avec 80 gamins, heureusement nés après l’appel de Cochin, qu’il a débattu de ce sujet, le 14 avril 2005, avec un brio unanimement salué par son seul Premier ministre. M Chirac, faisant preuve d’une belle constance, a déclaré que, quel que soit le résultat, il n’envisageait ni de partir, ni de remercier M Raffarin. L’avenir a prouvé qu’il n’avait pas menti, puisque M Raffarin a été prié de céder sa place sans remerciements aucun...

Cela tombait bien, la Pentecôte est une fête Européenne que partagent l’Allemagne, la Belgique, l’Autriche, l’Espagne, le Luxembourg, la Suisse, et de nombreux autres pays.

L’énorme vague de mécontentement suscité par la mesure Chiraco-Raffarinienne ne pouvait pas ne pas avoir de conséquences sur le vote Européen. Il n’a échappé à personne que les courbes du Oui et du Non se sont inversées exactement au lendemain du lundi de Pentecôte 2005

Cela, MM Chirac et Raffarin ne pouvaient l’ignorer. Et pourtant, face à cet enjeu considérable pour l’avenir de la France, M Raffarin peu soucieux de lui offrir le climat serein qui lui est pour le moins nécessaire, était prêt à défendre jusqu’à la mort sa petite mesure à deux balles. Deux milliards, cela reste une goutte d’eau : doit-on rappeler que le déficit de la France s’élève, grâce aux politiques des différents gouvernements depuis 30 ans, à 1200 milliards d’euro, ou a 2000 milliards si on lui ajoute les retraites ?...

(mais il faut observer qu’il semble bien que, vote ou pas, l’Europe continue son chemin comme si de rien n’était...)

 

Important_01Article II-65 du Traité de Nice :

1. nul ne peut être tenu en esclavage ni en servitude .
2. nul ne peut être astreint à accomplir un travail forcé ou obligatoire .
3. la traîte des êtres humains est interdite .

 

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Collectif des Amis du Lundi (CAL) - www.lesamisdulundi.com
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