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Dernière mise à jour le 06/12/09 23:05:21

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Courage, fuyons !

Un débat sur le temps de travail ? Courage, fuyons !

Il n’entre pas dans la vocation du CAL de se prononcer sur la nécessité ou pas d’une éventuelle augmentation de la quantité de travail. La fixation de normes concernant le travail salarié, qu’il en faille 20, 35, 39 ou 50 heures par semaine, fait incontestablement partie des attributions de tout Gouvernement.

Les équilibres économiques sont fragiles, changeants, artificiels, et des raisonnements trop simplistes sur ce sujet ne peuvent rendre compte correctement d’une réalité complexe.

Dès lors, le gouvernement est fondé à estimer qu’il faut venir à davantage de travail salarié. Pourquoi pas. Mais il doit le faire dans le respect des principes éthiques élémentaires (tout travail mérite salaire, égalité des citoyens devant l’impôt, solidarité active de tout le corps social.), et dans une certainLes_Temps_Modernese cohérence avec le cadre législatif existant.

On a vu ce qu’il en était du respect des principes éthiques...

Pour ce qui concerne le cadre législatif existant, la durée du travail, ainsi que sa rémunération, sont régis par de nombreux textes, dont la loi sur les 35 heures (lois Aubry I et II)***.

Augmenter le temps de travail, c’était forcément modifier ce cadre législatif : le simplifier, l’assouplir, l’améliorer, plutôt que de lui ajouter une verrue supplémentaire.

Quelle organisation, à partir du moment où les modifications décidées auraient été équitables, se serait opposée à ces améliorations ?

Mais le Gouvernement, au lieu d’ouvrir une concertation avec les partenaires sociaux sur ce sujet, à préférer imposer une augmentation de 7 heures de travail non rémunérée, faisant preuve du peu de considération dans laquelle il tient le dialogue social, les partenaires sociaux, et les salariés eux-même.

Quelle organisation pourrait cautionner une telle spoliation ?

 

*** Les lois Aubry furent à l’époque vertement contestées par une droite parlementaire indignée. Pour autant, il est permis de penser que cette indignation n’était qu’un leurre à électeurs, puisque la droite parlementaire disposant d’une majorité absolue à l’Assemblée, d’un Premier Ministre ayant montré ce qu’il savait faire en matière d’autocratie, et d’un Président élu par 80% des suffrages aurait toute latitude pour modifier ces lois prétenduement catastrophiques...

 

 

Pentecôte, pourquoi tant d’acharnement ?

De nombreuses interrogations subsistent, dans ce dossier. Pourquoi, par exemple, un Premier Ministre semblant être au bout de son passage à Matignon s’acharne-t-il sur une mesure dont le coût politique est sans commune mesure avec ce qu’elle est censée rapporter ?

Et pourquoi cet acharnement contre le lundi de Pentecôte, spécifiquement ?

Pourquoi, quitte à spolier une journée de travail salarié, n’avoir pas donné aux spoliés la latitude de choisir la sauce à laquelle ils allaient être mangés, à savoir de les laisser choisir la date qui leur convenait dans le calendrier des jours ouvrés : un jour de RTT, un jour de repos compensateur, un jour de vacances ?

A l’approche du 16 mai 2005, le Gouvernement semble mettre toute son énergie à imposer cette mesure par la contrainte, alors que des sujets autrement plus importants, comme par exemple le déficit permanent du budget, l’Europe, ou la persistance du chômage, semblent négligés.

Pourquoi ajouter la contrainte à l’injustice ? Il y a des mystères...

 

 

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Collectif des Amis du Lundi (CAL) - www.lesamisdulundi.com
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